La SAS, Société par Actions Simplifiée, est la forme juridique la plus choisie par les entrepreneurs qui s’associent. Sa liberté statutaire, sa souplesse de gouvernance et sa compatibilité avec les levées de fonds en font un cadre idéal pour les projets ambitieux à plusieurs fondateurs. Legalstart propose de gérer l’intégralité des formalités en ligne. Mais créer une SAS avec plusieurs associés implique des enjeux très différents de la SASU. Voici tout ce qu’il faut savoir en 2026 : étapes, tarifs réels, clauses indispensables et points de vigilance propres à la structure multi-associés.
SAS vs SASU : quelle différence fondamentale ?
Avant d’entrer dans le détail, une clarification essentielle :
| Critère | SAS | SASU |
|---|---|---|
| Nombre d’associés | 2 ou plus | 1 seul |
| Pacte d’actionnaires | Indispensable | Non applicable |
| Répartition du capital | Entre plusieurs associés | 100 % pour le fondateur unique |
| Complexité statutaire | Plus élevée | Plus simple |
| Transformation possible | En SASU si rachat de parts | En SAS si entrée d’associés |
| Capital minimum | 1 € | 1 € |
La SAS est donc la version multi-associés de la SASU. Elle partage les mêmes avantages fondamentaux — capital libre, président assimilé-salarié, flexibilité statutaire — mais ajoute une couche de complexité liée à la coexistence de plusieurs actionnaires aux intérêts parfois divergents.
SAS ou SARL à plusieurs associés ? La SAS offre une liberté statutaire totale et favorise l’entrée d’investisseurs. La SARL est plus encadrée mais rassure certains partenaires bancaires. Le choix dépend de vos ambitions de croissance et de votre stratégie de financement.
Ce que Legalstart prend en charge pour votre SAS
Legalstart couvre l’intégralité du processus de création, de la rédaction des statuts jusqu’au Kbis :
- Génération des statuts personnalisés via questionnaire interactif (dénomination, objet social, capital, répartition des actions, gouvernance)
- Rédaction du pacte d’actionnaires (option recommandée pour les SAS pluripersonnelles)
- Coordination des signatures de l’ensemble des associés fondateurs
- Publication de l’annonce légale dans un journal habilité
- Vérification par un juriste formaliste (offres Standard et Premium)
- Dépôt du dossier via le Guichet Unique (INPI)
- Suivi jusqu’à l’immatriculation officielle et réception du Kbis
Délai moyen : entre 4 et 10 jours pour le Kbis en offre Standard. En Premium, le dossier est transmis au greffe sous 24 heures.
Lire aussi – Création d’une entreprise avec Legalstart : guide complet, tarifs et avis
Tarifs réels de la création d’une SAS avec Legalstart en 2026
Les offres Legalstart
| Offre | Tarif HT | Ce qui est inclus |
|---|---|---|
| Starter | 0 € | Génération des statuts, dépôt à effectuer soi-même |
| Standard | 99 € HT | Vérification juriste + dépôt complet + suivi dossier |
| Premium | 199 € HT | Tout le Standard + traitement express 24h + 30j d’assistance juridique |
Les frais administratifs obligatoires (2026)
| Poste de frais | Montant 2026 |
|---|---|
| Annonce légale de constitution SAS | ~138 € HT (forfait national) |
| Immatriculation au Registre National | ~37 à 45 € TTC |
| Déclaration des bénéficiaires effectifs (RBE) | ~21 € TTC |
| Total frais obligatoires estimés | ~200 € HT |
À noter : L’annonce légale d’une SAS (~138 € HT) est légèrement moins élevée que celle d’une SASU (~142 € HT), en raison du forfait national fixé par l’arrêté du 19 novembre 2025, qui distingue les deux formes juridiques.
Budget total à prévoir
| Offre | Frais Legalstart | Frais admin | Total estimé HT |
|---|---|---|---|
| Starter | 0 € | ~200 € | ~200 € |
| Standard | 99 € | ~200 € | ~299 € |
| Premium | 199 € | ~200 € | ~399 € |
Les étapes clés de la création d’une SAS avec Legalstart

Étape 1 — Définir la répartition du capital entre associés
C’est le premier point à trancher avant de commencer le questionnaire Legalstart. La répartition des actions entre fondateurs détermine :
- Le pouvoir de décision de chacun (qui peut bloquer ou imposer une décision ?)
- La valeur patrimoniale de chaque part en cas de cession ou de levée de fonds
- Le droit aux dividendes proportionnel à la participation
Une répartition 50/50 peut paraître équitable mais crée un risque de blocage total en cas de désaccord entre associés. Des répartitions comme 51/49 ou 60/40 permettent de désigner un associé majoritaire décisionnaire. Prenez le temps de modéliser différents scénarios avant de vous engager.
Étape 2 — Rédiger les statuts (avec les clauses propres à la SAS)
Les statuts d’une SAS sont librement rédigés par les associés. C’est la grande force de ce statut, mais aussi son principal piège : des statuts mal rédigés peuvent engendrer des conflits coûteux. Legalstart génère automatiquement des statuts via son questionnaire, avec les clauses fondamentales. Plusieurs points méritent une attention particulière dans une SAS pluripersonnelle :
- L’objet social : suffisamment large pour couvrir toutes les activités présentes et futures
- Les modalités de prise de décision collective : quorum, majorité simple ou renforcée selon les décisions
- Les règles de cession d’actions : qui peut vendre ses parts, à qui, sous quelles conditions ?
- La clause d’agrément : les nouveaux entrants au capital doivent être approuvés par les associés existants
- La clause de préemption : droit des associés existants de racheter les actions d’un associé sortant en priorité
- La clause d’exclusion : permet d’exclure un associé dans des cas précis (faute grave, concurrence déloyale, etc.)
Étape 3 — Rédiger le pacte d’actionnaires (fortement recommandé)
C’est le document le plus stratégique d’une SAS pluripersonnelle, et souvent le plus négligé par les primo-entrepreneurs. Contrairement aux statuts, le pacte d’actionnaires est confidentiel (non déposé au greffe) et peut être modifié plus facilement.
Il encadre les relations entre associés sur des points que les statuts ne couvrent pas :
- Clause de non-concurrence : interdiction pour un associé sortant de créer une activité concurrente
- Clause de sortie conjointe (tag-along) : si un associé majoritaire vend ses parts, les minoritaires peuvent se joindre à la transaction aux mêmes conditions
- Clause de cession forcée (drag-along) : le ou les majoritaires peuvent obliger les minoritaires à vendre en cas d’acquisition par un tiers
- Conditions d’entrée d’investisseurs : plafonds de dilution, droits préférentiels des fondateurs
- Valorisation de la société : méthodes de calcul agréées entre associés en cas de rachat de parts
Legalstart propose la rédaction du pacte d’actionnaires en tant que service complémentaire. Pour une SAS avec des ambitions de levée de fonds ou un projet à fort enjeu, c’est un investissement qui peut éviter des conflits bien plus coûteux à long terme.
Étape 4 — Déposer le capital social
Le capital minimum d’une SAS est d’un euro (1 €), mais un capital trop symbolique nuit à la crédibilité de la société vis-à-vis des banques et partenaires. Chaque associé apporte sa quote-part selon la répartition définie.
Au moins 50 % des apports en numéraire doivent être libérés à la création. Le solde peut être libéré dans les 5 ans suivants. Les apports en nature (matériel, brevet, fonds de commerce) doivent faire l’objet d’une évaluation par un commissaire aux apports si leur valeur dépasse 30 000 € ou représente plus de la moitié du capital.
Options de dépôt : banque traditionnelle, notaire, ou Compte Pro Legalstart (attestation délivrée en 24h, sans rendez-vous).
Étape 5 — Organiser la gouvernance de la SAS
La SAS offre une liberté totale dans l’organisation de sa direction. Contrairement à la SARL qui impose un gérant, la SAS peut adopter diverses structures :
- Président seul : modèle le plus simple, une seule personne représente légalement la société
- Directeur général en complément du président : pour déléguer certains pouvoirs de représentation
- Comité de direction ou Conseil d’administration : pour les structures avec plusieurs fondateurs aux rôles bien définis
Ces choix doivent être actés dans les statuts. Legalstart guide le créateur à travers les options disponibles via son questionnaire interactif.
Étape 6 — Signer, publier et immatriculer
Tous les associés fondateurs doivent signer les statuts, physiquement ou par signature électronique. Legalstart gère la coordination des signatures en ligne, ce qui évite les allers-retours entre co-fondateurs géographiquement éloignés ; un avantage non négligeable dans le contexte du travail à distance. Notre article sur la signature électronique en entreprise détaille les garanties juridiques offertes par ce mode de signature.
Une fois les statuts signés, Legalstart publie l’annonce légale et dépose le dossier complet au Guichet Unique (INPI).
Lire aussi – Création d’une SASU avec Legalstart : étapes, tarifs réels et conseils
SAS et gestion après la création
La création de la SAS n’est que le point de départ. La vie d’une société multi-associés implique une gestion rigoureuse des décisions collectives et des relations entre fondateurs. Des outils collaboratifs adaptés facilitent la coordination au quotidien entre associés, surtout lorsque chacun gère un pôle distinct de l’activité.
Sur le plan RH, dès que la SAS embauche ses premiers salariés, la gestion des ressources humaines devient un sujet central. Notre guide sur les logiciels de gestion RH peut aider à structurer rapidement ce volet.
Legalstart propose également pour la vie courante de la SAS :
- Modifications statutaires (changement de siège, augmentation de capital, entrée d’un nouvel associé) : à partir de 149 € HT
- LS Compta : comptabilité en ligne ou accompagnement par experts-comptables
- Compte Pro Legalstart : à partir de 14 € HT/mois
- Dépôt de marque à l’INPI
Questions fréquentes sur la création d’une SAS avec Legalstart
Combien d’associés minimum pour créer une SAS ?
Une SAS nécessite au moins 2 associés. En dessous, la forme adéquate est la SASU (un seul associé). Il n’y a pas de maximum légal.
Le pacte d’actionnaires est-il obligatoire ?
Non, il n’est pas légalement obligatoire. Mais pour toute SAS avec plusieurs fondateurs, il est fortement recommandé : il anticipe les conflits et encadre les situations de crise (départ d’un associé, désaccord stratégique).
Peut-on créer une SAS avec un associé personne morale ?
Oui. Un associé de SAS peut être une personne physique ou une personne morale (une autre société, notamment dans le cadre d’une holding).
Quelle différence entre une SAS et une SARL à plusieurs associés ?
La SAS offre une liberté statutaire totale et une meilleure compatibilité avec les investisseurs (business angels, fonds). La SARL est plus rigide mais familière des banques traditionnelles. La SAS est aujourd’hui largement privilégiée pour les projets entrepreneuriaux.
Faut-il un commissaire aux apports pour créer une SAS avec Legalstart ?
Oui, si les apports en nature dépassent 30 000 € ou représentent plus de la moitié du capital social. Pour des apports purement en numéraire, ce n’est pas nécessaire.
Conclusion
Créer une SAS avec Legalstart est une solution efficace et économique pour les porteurs de projets à plusieurs fondateurs. Les tarifs restent identiques à ceux de la SASU (Starter à 0 €, Standard à 99 € HT, Premium à 199 € HT), pour un budget total de 200 à 400 € HT frais inclus. La vraie valeur ajoutée de Legalstart pour une SAS réside dans la génération des statuts personnalisés et la coordination des signatures entre associés. Prenez le temps de bien définir la répartition du capital, les clauses statutaires et (surtout) de rédiger un pacte d’actionnaires solide avant de vous immatriculer.
