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Start-ups en France : Dynamisme et capacités d’adaptation face à la crise

by Kévin

C’est un secret de polichinelle, les effets néfastes de la crise sanitaire que vivent presque tous les pays du monde. Partout dans le monde, les activités sont pour la plupart au ralenti depuis quelques mois. La France n’est pas, elle aussi épargnée par les soubresauts de la crise liée au COVID 19. Les start-ups, habituées depuis des années à l’abondance du capital-risque, doivent à présent s’attendre à gérer des périodes de vaches maigres. En effet, chaque mois de confinement a entraîné une perte d’importantes sommes pour le pays. La consommation des ménages en France a chuté de 18 % et plusieurs millions de Français sont aujourd’hui sous le régime du chômage partiel.

Les efforts déployés pour contenir la propagation de la maladie ont entraîné la paralysie de plusieurs secteurs en l’occurrence les start-ups. Face à ce tableau noir, les start-ups doivent relever de nouveaux défis. Il s’agira pour elles de se montrer plus dynamiques et développer leurs capacités d’adaptation face à cette crise.

Start-up : leurs caractéristiques propres

Une start-up désigne généralement une société technologique en début de vie et à fort potentiel de croissance. Ce sont des sociétés innovantes qui font souvent l’objet de levées de fonds, et sont soutenues par les investisseurs privés et par l’État à travers la banque publique d’investissement. L’objectif d’une start-up est d’imposer un produit ou un service innovant sur un marché donné et dans un contexte initial de grande incertitude.

Selon les avis des spécialistes du secteur, une start-up se distingue par 3 grandes caractéristiques :

  • Une perspective de forte croissance ;
  • L’usage ou la création d’une technologie nouvelle ;
  • Un besoin de financement assuré par des levées de fonds.

Dès lors que la phase de recherche est achevée, la start-up est censée disparaitre, soit parce que son projet est mauvais ou inadéquat, soit parce qu’elle réussit et finit par être absorbée par un grand groupe. Cependant, il faut noter que près de 90 % des start-ups disparaissent faute d’avoir trouvé une viabilité économique.

En cette période de crise sanitaire liée au COVID 19, les enjeux sont de plus en plus pesants pour les start-ups. Pour se financer, les start-ups disposent de différentes sources, dont les « business angels ». Ces investisseurs providentiels sont prêts à investir une fraction de leur patrimoine dans une jeune société au potentiel innovant.

La crise ayant touché presque toutes les entreprises, les start-ups ont aujourd’hui une grande responsabilité à jouer pour leur suivi. Elles se doivent faire confiance à leur force inventive, leur capacité d’adaptation, leur proactivité, leur dynamisme, etc. afin de résister et de continuer à exister même dans l’après-COVID.

Start-ups face à la crise sanitaire : une nécessité de définir de nouvelles stratégies prenant en compte les nouvelles règles de consommation

S’il y a une évidence aujourd’hui même après le confinement c’est que la crise sanitaire que traverse tous les pays du monde dont la France impacte et impactera encore tous les secteurs de l’économie. Quelle que soit la taille des entreprises, elles ne sont pas épargnées des effets dommageables de cette crise. Au nombre des plus grands défis à relever aujourd’hui il y a les modes de consommation de l’après-COVID. Ce qui est certain avec cette crise sanitaire, c’est que les modes de consommation d’hier ne sont plus d’actualité. Les acheteurs qui jusqu’alors pour certains étaient habitués à consommer rapidement et parfois avec frénésie, risquent, après une période de confinement de prendre conscience de l’existence d’une autre forme de consommation, qui quant à elle, est plus mesurée avec des effets immédiats dans le porte-monnaie.

Au niveau des start-ups, il faudra donc faire preuve d’agilité dans les différentes approches. Elles doivent cependant déployer des actions pour séduire à nouveau les consommateurs de leurs produits, devenus pour la plupart plus prudents, plus exigeants. Ces consommateurs aujourd’hui, n’achètent plus pour le faire, mais ils achètent le nécessaire. L’avantage avec les start-ups, c’est qu’elles constituent des forces dynamiques de propositions de solutions. Elles affichent une plus grande capacité à remettre leur modèle en question et à adopter de nouveaux modes de fonctionnement et de nouvelles méthodes de communication. Étant donné qu’elles ont moins d’actionnaires à convaincre, peu de volumes de salariés à mobiliser pour les nouvelles approches, une forte habileté à oser, les start-ups pourront ainsi faire la différence pour pouvoir répondre aux nouvelles règles des marchés de l’après-COVID.

Pour survivre après la crise sanitaire ; les start-ups se doivent d’être plus inventives.

Il est clair que cette crise sanitaire qui dure depuis quelques mois a fragilisé les finances et les activités de beaucoup d’entreprises, en l’occurrence les start-ups. Pour la plupart, elles doivent donc repenser leur stratégie en faisant preuve de plus d’inventivité. En effet, aussi bien les grandes entreprises que les jeunes pousses (start-ups) n’ont pas échappées à la règle. Les problèmes récurrents sont :

  • La chute des activités ;
  • Le recours au chômage partiel ;
  • Les annulations auprès des fournisseurs ;
  • Les retards de paiement des clients ;
  • Etc.

Cette situation a contraint la plupart des start-ups à faire recours aux prêts garantis par l’État dénommé les PGE, car le financement constitue une problématique fondamentale.

Grâce aux PGE et au mécanisme de chômage partiel, très peu de start-ups ont ait faillite depuis le début de la crise sanitaire puisqu’elles ont pu faire face aux problèmes de trésorerie les plus urgents. Toutefois, cette situation combinée au maintien des dépenses incompressibles a provoqué une dégradation du bilan de ces entreprises. Désormais, elles sont plus endettées et sont donc plus fragiles.

Pour parvenir à sortir la tête de l’eau, la priorité de nombreuses des start-ups est désormais de lever des capitaux propres pour consolider leur structure financière. Notons que cela se révèle comme un objectif difficile à atteindre aujourd’hui. Dans la période actuelle, les Business Angels, les fonds de venture capital et leurs souscripteurs sont devenus plus prudents. En effet, les montants investis risquent de rester inférieurs à leurs niveaux de 2019 encore pour un long moment. De plus, la sélectivité des dossiers se trouverait plus forte. À cette étape, les financements risquent donc de se faire rares pour les start-ups les plus fragiles, en portant de ce fait, un coup fatal à leur expansion. Ce qui augmentera probablement les cas de faillites dans les prochains mois.

Afin de conquérir de nouveaux investisseurs, les start-ups vont devoir, encore plus que par le passé, prouver la solidité de leur business model et de leur stratégie.

La visibilité est aussi une priorité pour les start-ups en cette période. Elles doivent repenser entièrement leur stratégie de communication et de marketing. Pour cela, il existe des plateformes qui s’engagent à les accompagner. Ces plateformes accordent également une plus grande place aux start-ups avec un espace dédié et un directory gratuit pour les aider en ce qui concerne leur visibilité.

Mieux passer la période de la crise : les start-ups doivent capitaliser sur les atouts de leurs faiblesses

Contrairement aux grandes entreprises qui vont devoir une profonde remise en question pour adresser les enjeux de l’après-COVID, les start-ups quant à elles, ont une avance sur certains défis. Même si leur trésorerie est affectée, il faut reconnaitre qu’elles n’ont devant elles plus de dépenses compressibles, ou qui peut être décalées dans le temps, ou encore annulables. Les start-ups ont certes moins de revenus, mais elles ont plus de possibilités de réduire les sorties d’argent. De plus, avec des activités qui tournent pour la plupart autour du digital, elles affichent une activité totalement transposable en télétravail, avec des équipes avec un fort intérêt pour les outils numériques.

Par ailleurs, les start-ups sont particulièrement agiles, avec une forte capacité à pivoter vers d’autres marchés, à mobiliser son équipe pour s’adapter aux règles d’un nouveau marché. L’adaptabilité et leur ancrage dans leur époque font que les start-ups sont capables de viser vite et de façon juste en matière de communication selon les normes actuelles.

L’essence même d’une start-up est de saisir les opportunités qu’offre l’environnement. Cependant, l’après-COVID, avec son nouveau mode de fonctionnement, de consommation pourrait favoriser de nouvelles opportunités. Et fortes de leurs atouts, les start-ups ont toutes les chances de sortir moins perdantes que d’autres après la crise économique liée au COVID 19.

Quelques conseils de gestion de sa start-up en période de crise

En cette période de crise sanitaire où l’économie est affectée, la prudence est de mise et cela concerne aussi les campagnes marketing.

  • Concentrez vos investissements sur l’essentiel : en temps de crise, il est primordial de conserver dans l’entreprise le maximum de ressources en faisant un investissement sur les leviers marketing les plus avantageux ;
  • Prévoyez le pire : il est recommandé d’imaginer le pire scénario pour votre start-up en espérant qu’il ne se passe pas. Vous devez donc prévoir une forte baisse d’entrée d’argent sur le long terme. Anticiper cette baisse permet de prendre des décisions pour repartir sur de bonnes bases ;
  • Réduisez vos coûts : vous devez surveiller les rentrées d’argent, de même que les sorties. Vous pouvez par exemple supprimer les dépenses marketing et autres dépenses bonus comme les abonnements en ligne, des prestataires pas indispensables. C’est aussi l’occasion de renégocier votre prêt avec votre banque ;
  • Envisagez le chômage partiel ;
  • Dotez-vous de bons outils pour votre fonctionnement ;
  • Etc.

En conclusion, notez que les start-ups sont a priori les structures les plus fragiles en ce temps de crise sanitaire. Cependant, elles ont la chance d’être de véritables forces d’innovation et de créativité qui constitue de réels avantages pour elles.

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