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Cours du soir : une alternative pour progresser dans son activité professionnelle ?

by Kévin

Le monde du travail évolue très rapidement et en parallèle, les métiers subissent aussi de grandes mutations. Ainsi, il devient nécessaire de suivre l’évolution des métiers et de la technologie pour survivre au changement et pour bénéficier d’une carrière professionnelle stable. Une des possibilités pour vous permettre de continuer à vous former tout au long de votre parcours professionnel consiste à suivre des cours du soir pour développer ses compétences et aller plus loin dans son activité professionnelle.

Pourquoi suivre une formation en cours du soir ? Quelles sont les formations dispensées dans ce type de parcours ? Quels sont les enjeux à prendre en compte avant de se lancer dans une formation en cours du soir ? Existe-t-il des aides à ce type de formation professionnelle ? Nous allons essayer de donner des réponses à ces questions dans la suite de cet article.

Pourquoi se former en cours du soir ?

Les cours du soir deviennent de plus en plus populaires au fil des années. Pourquoi ? Parce que les métiers se modernisent continuellement et les entreprises cherchent les meilleurs talents. Vous devez donc développer vos compétences afin d’évoluer dans votre activité professionnelle. Cependant, il est quasiment impossible de suivre une formation tout en exerçant son travail. Vous risquerez de donner l’impression de négliger vos tâches et même perdre votre emploi par la suite.

Il est aussi peu probable que votre entreprise vous libère du temps dans le cadre d’une formation. Elle le fait uniquement si elle a des avantages directs à en tirer. Alors, comment faire ? À ce stade, les cours du soir se présentent comme étant la solution idéale. Ils vous permettent de suivre des cours en vue d’obtenir des certificats ou des diplômes. Ainsi, vous vous enrichissez professionnellement et vous avez la possibilité d’améliorer votre carrière.

Les cours du soir sont très utiles pour les adultes qui ont des difficultés à concilier études, vie familiale et vie professionnelle. Dans la pratique, les cours du soir sont dispensés hors du temps de travail (HTT) entre 18 h 30 et 21 h 30. Cela peut être plusieurs soirs dans une semaine et parfois les samedis matin également. En gros, le but est de proposer des formations techniques et qualifiantes aux actifs pour ne pas les laisser stagner.

Quelles sont les formations proposées en cours du soir ?

Les institutions de formation en cours du soir sont nombreuses en France et sont reconnues par l’État. Elles offrent une pléthore de formations disponibles principalement en cours du soir. Selon l’objectif que vous vous fixez et votre activité professionnelle, vous trouverez forcément celle qui répondra à vos ambitions. En voici quelques-unes :

  • Bac Pro ;
  • Formation en Excel ;
  • Formation en Entrepreneuriat ;
  • Licence ;
  • Formation en langue étrangère ;
  • Formation en Vente ;
  • DCG ;
  • Diplôme d’ingénieur ;
  • Master ;
  • Formation en économie.

Par ailleurs, l’école française propose aussi des formations populaires dispensées au rythme d’un cours par semaine. Tous ces parcours sont sanctionnés par des diplômes reconnus par l’État. Vous obtenez des compétences inscrites au RNCP ou au répertoire spécifique.

Qui peut prétendre à une formation en cours du soir ?

Bien que les formations professionnelles en cours du soir reçoivent le plus souvent des salariés, d’autres personnes peuvent également y prétendre. Un demandeur d’emploi ou n’importe quelle autre personne souhaitant améliorer ses connaissances sont des profils qui peuvent s’inscrire à une formation professionnelle en cours du soir. Ainsi, ils peuvent travailler ou rechercher un emploi dans la journée et étudier le soir.

Quels sont les enjeux à mesurer avant de démarrer un cours du soir ?

Il est bien de suivre des cours du soir pour développer ses compétences, mais avant de vous lancer, il convient de prendre du recul pour réfléchir. En effet, cumuler un emploi et les cours du soir va exiger de l’endurance et de la persévérance. Vous devez donc avoir un objectif précis et vous devez aussi bien vous organiser, car comme l’a dit Diane de Beausacq : 

Une carrière ne s’improvise pas, elle se construit.

Votre objectif peut être d’acquérir de nouvelles connaissances, d’obtenir un diplôme, de réorienter votre carrière, ou d’obtenir une promotion, etc. Ensuite, vous devez évaluer le temps nécessaire à consacrer à votre formation. En combien de temps cela peut-il se faire ? Il faut aussi mesurer le temps que vous allez y consacrer chaque jour. En raison de tout ceci, il est recommandé de demander conseil auprès d’un professionnel avant de se lancer.

Appelé aussi conseiller en formation professionnelle, son rôle est d’aider les personnes actives dans leurs choix de parcours. Il réalise cet exercice en se basant sur leur profil (salarié ou demandeur d’emploi).

Quelles sont les aides aux formations professionnelles en cours du soir ?

Il existe de nombreux dispositifs d’aide à la formation en cours du soir mis en place par l’État. Ils sont ensuite gérés par des organismes accrédités par le gouvernement. Voici les options auxquelles peuvent prétendre les intéressés : la VAE, le DIF (aujourd’hui remplacé par le CPF) et le CIF (aujourd’hui remplacé par le PTP).

La VAE (Validation des Acquis de l’Expérience)

La validation des acquis de l’expérience est un dispositif qui vous permet d’obtenir un diplôme sur la base de votre expérience professionnelle. Entre d’autres termes, il vous permet de valoriser votre expérience grâce à une certification professionnelle. Tous les profils peuvent y prétendre, quel que soit votre âge, votre nationalité, votre niveau de formation ou votre statut. Cependant, vous devez montrer que vous avez une expérience d’au moins un an dans le domaine de la formation que vous souhaitez obtenir.

La certification peut être un diplôme ou un titre de qualification professionnelle. De même, elle doit être inscrite au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Pour l’obtenir, vous devez fournir un dossier qui justifie votre expérience. Pour cela, les salariés peuvent présenter des bulletins de salaire ou des attestations d’employeurs. Les non-salariés peuvent présenter une déclaration fiscale, une déclaration fiscale Urssaf, etc.

Ensuite, lorsque votre demande répond aux critères requis, vous allez présenter un document qui retrace l’entièreté de votre parcours. Il y a des structures spécialisées pouvant vous accompagner dans ce processus. Enfin, un jury de l’instance certificateur analysera le dossier. La décision finale du jury peut parfois être précédée d’un entretien. Il peut rendre trois verdicts : validé totalement, validé partiellement ou refusé.

Le CPF (Compte Personnel de Formation)

Le CPF est le remplaçant du DIF (Droit Individuel de Formation). C’est un dispositif qui permet à un salarié de se faire former tout au long de sa vie active. Il vous permet de suivre une formation qualifiante ou sanctionnée par une certification. Il est aussi valable lorsque vous êtes au chômage. Selon ses termes, les salariés conservent les heures de travail acquises au titre du DIF. Toutefois, ces heures doivent être reliées au CPF avant la date du 31 décembre 2020.

Peuvent prétendre au CPF : les salariés, les membres d’une profession libérale ou non salariale, les conjoints collaborateurs et toute personne à la recherche d’un emploi. En outre, depuis le 1er janvier 2018, le CPF s’applique également aux travailleurs indépendants. Pour créer un compte, vous devez simplement vous rendre sur le site officiel du CPF mis en place par l’État. Ensuite, suivez les différentes étapes de l’inscription.

Quel que soit votre statut, vous êtes autonome quant à la gestion de votre CPF. Néanmoins, pour l’utiliser, un salarié doit adresser une lettre de demande de formation à son employeur. Ce dernier dispose ensuite d’un délai d’un mois pour répondre de la lettre. S’il ne dit rien, son silence est considéré comme un accord. Vous bénéficiez également d’un accompagnement pour vous tenir au courant de l’évolution des métiers et les offres adaptées aux compétences.

Pour finir, notez que toutes les formations ne sont pas éligibles au CPF. Les entreprises doivent donc prendre cela en compte dans leurs plans de formations. Si vous êtes salarié, vous devez aussi chercher à savoir si la formation visée est éligible au CPF. Les formations éligibles sont les formations diplômantes et certifiantes. En outre, elles peuvent aussi relever d’une validation des acquis de l’expérience (VAE), d’un bilan des compétences, etc.

Enfin, il faut noter que les agents de la fonction publique et les agents contractuels peuvent aussi bénéficier du CPF. Dans d’autres conditions, les demandeurs d’emploi et les jeunes peuvent également prétendre au CPF.

Le CIF (Congé individuel de Formation)

Le CIF est un dispositif qui permet à un salarié de s’absenter de son poste de travail pour suivre une formation. Toutefois, il continue à être rémunéré par son employeur. Il est plus utilisé par les salariés qui désirent acquérir de nouvelles compétences ou se mettre à jour dans leur domaine. Ce dispositif a été remplacé depuis le 1er janvier 2019 par le PTP (Projet de Transition Personnelle). Il permet à un salarié qui veut changer de métier ou de profession d’avoir des formations certifiées.

Le PTP est également connu sous le nom de CPF de transition. Pour bénéficier de cette aide, vous devez être un salarié en CDI avec une ancienneté d’au moins 24 mois dans la même entreprise. Les travailleurs en CDD peuvent aussi y prétendre. Néanmoins, ils doivent avoir travaillé 24 mois consécutifs ou non au cours des 5 cinq dernières années, dont 4 mois en CDD dans les 12 derniers mois. Les salariés en intérim quant à eux doivent avoir totalisé 1600 heures dans la profession au cours des 18 derniers mois. Cela dit, ils doivent avoir au moins passé 600 heures dans l’entreprise dans laquelle ils effectuent la demande.

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