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Le décret tertiaire concerne-t-il les gares et aéroports ?

par 26 septembre 2025
par 26 septembre 2025 0 commentaires
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Sommaire

  • 1 Comprendre le décret tertiaire et ses enjeux
  • 2 Les gares sont-elles soumises au décret tertiaire ?
  • 3 Qu’en est-il des aéroports ?
  • 4 Comment appliquer le décret tertiaire dans des infrastructures complexes ?
  • 5 Quels sont les bénéfices pour les gares et aéroports ?
  • 6 Les sanctions en cas de non-respect
  • 7 Comment accompagner efficacement les acteurs du transport ?
  • 8 Conclusion
  • 9 FAQ

Comprendre le décret tertiaire et ses enjeux

Le décret tertiaire s’inscrit dans le cadre de la loi Élan de 2018, visant à réduire la consommation énergétique du parc tertiaire français. Concrètement, il impose aux propriétaires et exploitants de bâtiments à usage tertiaire de plus de 1 000 m² de réaliser des économies d’énergie progressives : –40 % en 2030, –50 % en 2040 et –60 % en 2050. Cette mesure concerne donc une large palette d’acteurs : bureaux, commerces, établissements publics, mais aussi certaines infrastructures accueillant du public. L’objectif est double : réduire l’empreinte carbone du pays et engager une transition énergétique durable. Mais une question persiste pour de nombreux acteurs : qu’en est-il des gares et des aéroports, qui sont à la fois des lieux de passage et des ensembles tertiaires complexes ?

Les gares sont-elles soumises au décret tertiaire ?

Les gares, en tant que bâtiments recevant du public, disposent d’espaces tertiaires conséquents : halls, commerces, bureaux d’administration, et zones de services. Selon la réglementation, dès lors que ces surfaces dépassent 1 000 m², elles entrent bien dans le champ du décret tertiaire. Ainsi, une grande gare parisienne, avec ses espaces commerciaux et administratifs, est concernée de plein droit. De plus, les obligations ne s’arrêtent pas aux gestionnaires des infrastructures ferroviaires : les entreprises occupant des surfaces tertiaires dans les gares (restaurants, magasins, agences de voyage) doivent également se conformer aux exigences de réduction énergétique. Cela implique la mise en place d’audits énergétiques, de stratégies d’optimisation et de suivi annuel via la plateforme OPERAT de l’ADEME.

Qu’en est-il des aéroports ?

Les aéroports représentent un cas similaire, voire encore plus complexe. En effet, ils regroupent de vastes zones tertiaires : terminaux, boutiques, espaces de restauration, zones administratives et techniques. Dès lors que ces surfaces dépassent le seuil réglementaire, elles tombent sous l’application du décret tertiaire. La difficulté réside dans la multiplicité des acteurs impliqués : sociétés aéroportuaires, compagnies aériennes, prestataires de services, loueurs d’espaces commerciaux. Chacun doit assumer sa part de responsabilité en matière de consommation énergétique. Les aéroports doivent donc développer une gouvernance énergétique claire, assurer la collecte de données fiables et définir un plan d’action pour réduire durablement leur empreinte carbone.

Comment appliquer le décret tertiaire dans des infrastructures complexes ?

La mise en conformité des gares et aéroports suppose une organisation méthodique. D’abord, un inventaire précis des surfaces tertiaires doit être établi. Ensuite, chaque acteur – propriétaire, exploitant ou locataire – doit clarifier sa part de responsabilité. Grâce à l’outil OPERAT, les données de consommation sont centralisées et permettent un suivi régulier des progrès réalisés. Dans ce type d’infrastructure, les leviers d’action sont variés : optimisation des systèmes de chauffage et climatisation, rénovation énergétique des bâtiments, modernisation des éclairages, mais aussi sensibilisation des usagers. L’application du décret tertiaire dans ces environnements exige donc une coopération étroite entre toutes les parties prenantes.

Quels sont les bénéfices pour les gares et aéroports ?

Au-delà de la contrainte réglementaire, la mise en œuvre du décret tertiaire offre de nombreux avantages aux gestionnaires d’infrastructures. En effet, réduire la consommation énergétique permet de diminuer significativement les coûts de fonctionnement, ce qui est un atout majeur dans un contexte de hausse des prix de l’énergie. De plus, ces actions contribuent à améliorer l’image de marque des gares et aéroports, souvent critiqués pour leur impact environnemental. En mettant en avant leur engagement dans la transition énergétique, ces acteurs renforcent leur attractivité auprès des voyageurs et partenaires. Enfin, anticiper les obligations légales limite les risques de sanctions et favorise une meilleure résilience face aux évolutions réglementaires futures.

Les sanctions en cas de non-respect

Il est important de rappeler que le décret tertiaire ne repose pas uniquement sur des incitations, mais également sur un système de contrôle et de sanctions. Les gestionnaires d’infrastructures qui ne transmettent pas leurs données énergétiques sur OPERAT risquent d’être exposés au « name and shame », une publication officielle listant les mauvais élèves. À terme, des amendes pourraient également être envisagées. Pour les gares et aéroports, qui sont des lieux très visibles et médiatisés, l’impact réputationnel d’une non-conformité peut être considérable. Ainsi, se mettre en conformité n’est pas seulement une obligation réglementaire, mais aussi un enjeu stratégique de communication et de responsabilité sociétale.

Comment accompagner efficacement les acteurs du transport ?

Les gares et aéroports, par leur taille et leur complexité, nécessitent un accompagnement spécialisé pour réussir leur transition énergétique. De nombreux bureaux d’études et sociétés de conseil proposent des prestations sur mesure : diagnostic énergétique, plan d’action, suivi de la performance. Ces experts aident à identifier les gisements d’économie, à mobiliser les financements disponibles et à piloter les projets de rénovation. Pour les acteurs du transport, il est donc fortement recommandé de s’entourer de partenaires compétents afin de respecter les objectifs fixés par le décret tertiaire. Une démarche proactive permet d’anticiper les échéances et d’inscrire durablement ces infrastructures dans une logique d’efficacité énergétique.

Conclusion

En conclusion, les gares et les aéroports sont bel et bien concernés par le décret tertiaire dès lors que leurs surfaces tertiaires dépassent 1 000 m². Leur mise en conformité demande une approche collaborative, un suivi rigoureux et un engagement à long terme. Cependant, loin d’être uniquement une contrainte, cette obligation représente une véritable opportunité pour réduire les coûts, améliorer l’image des infrastructures et contribuer activement à la transition énergétique. Vous êtes gestionnaire d’une gare ou d’un aéroport et souhaitez avancer sur ce sujet ? N’hésitez pas à contacter un expert pour obtenir un accompagnement personnalisé et mettre en place une stratégie adaptée à vos besoins.


FAQ

1. Le décret tertiaire s’applique-t-il aux petites gares de province ?
Oui, dès lors que la surface des espaces tertiaires dépasse 1 000 m², même une gare régionale est concernée par le dispositif.

2. Les compagnies aériennes sont-elles concernées par le décret tertiaire dans les aéroports ?
Oui, si elles occupent des locaux tertiaires (bureaux, salons, zones d’accueil) dépassant le seuil réglementaire, elles doivent se conformer aux obligations.

3. Comment suivre ses consommations énergétiques pour se mettre en conformité ?
Les données doivent être saisies et déclarées chaque année sur la plateforme OPERAT de l’ADEME, qui assure le suivi et vérifie le respect des objectifs du décret tertiaire.

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