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Les modes de
management des entreprises à l’heure de la mondialisation et de la
financiarisation sont-ils en phase avec les nouvelles sensibilités ?
Sur quels leviers les entreprises peuvent-elles agir ? Quelles sont les
erreurs à ne pas commettre ? Autant de questions qui ont poussé
Publicis Consultants | RH et TNS Sofres à mener une étude sur les
nouveaux leviers de l’engagement des cadres. Menée
auprès d’un échantillon national de 500 cadres dont les 2/3 sont des
encadrants et la moitié appartient à des entreprises de plus de 1000
salariés, l’étude abordait l’engagement sous trois angles : la
prédisposition personnelle à valoriser le travail ou non, l’engagement
par rapport au travail, et enfin, l’engagement par rapport à
l’entreprise.
Des cadres plutôt heureux dans leur vie professionnelle
Premier enseignement de l’étude : les cadres ne sont
pas si malheureux qu’on le dit souvent : 75% d’entre eux se disent
heureux dans leur vie professionnelle dont 15% très heureux.
L’attachement, la confiance et la fierté sont les sentiments dominants
vis-à-vis de leur entreprise.
Les nouvelles formes de l’engagement des cadres
79% des cadres ont
l’impression de donner le meilleur d’eux-mêmes dans leur vie
professionnelle. Mais cet engagement est aujourd’hui moins sous-tendu
par des valeurs d’achievement (se dépasser, le défi), que par des
valeurs « douces » : s’accomplir, s’épanouir, dans une entreprise dont
on partage les valeurs.La « génération Y », déphasée culturellement mais prête à jouer le jeu
Quid du prétendu désengagement de principe de la « génération Y » ?
L’étude nous apprend que la réalité est plus complexe, plus subtile :
si les moins de 30 ans ne sont pas avares en sacrifices pour réussir
leur vie professionnelle, ils assimilent moins le travail au bonheur et
sont moins attachés à leur entreprise que la moyenne des cadres. En
outre, s’ils sont plus positifs sur les perspectives d’évolution et la
performance de l’entreprise, ils sont aussi plus critiques sur leur
hiérarchie, leur épanouissement dans leur travail et la fluidité de
l’organisation. En résumé : la « génération Y » se positionne «
rationnellement » sur un espoir de gain vis-à-vis de son entreprise
(qui est pour eux un tremplin), tout en vivant un profond déphasage
culturel par rapport au contexte managérial, aux valeurs et aux
fonctionnements qui leur sont proposés.
Le web 2.0 : une formidable caisse de résonance pour la réputation des entreprises. Un
cadre sur huit a déjà donné son avis sur leur entreprise sur des blogs,
des forums, ou des réseaux sociaux, et 42 % des cadres ont déjà
recherché sur le web 2.0 des témoignages ou des conseils sur une
entreprise où ils envisageaient de postuler. Mais tous ne disent pas du
mal de leur boîte ! A titre d’exemple : ceux qui s’expriment sur leur
entreprise dans un forum le font majoritairement pour donner des
informations factuelles (50 %), quand 36 % le font pour dire du bien…
et 14 % pour dire du mal. Et parmi eux, ce ne sont pas les jeunes « Y »
qui s’expriment le plus sur leur entreprise (8% l’ont fait), mais les
trentenaires (16%) : sur le web 2.0, X parle, alors qu’Y écoute Les
trois erreurs à ne pas commettre.
Qu’est-ce qui désengage les cadres ? Trois points ressortent prioritairement. Bien sûr, le manque
de reconnaissance. Mais tout autant les tracas organisationnels
quotidiens qui leur « gâchent la vie ». Et enfin, le manque de fluidité
et de transparence de l’information qui leur
est délivrée. Autant de points de vigilance pour les entreprises qui
souhaitent garder motivés leurs collaborateurs-clé.
Enfin, qu’est-ce qui
distingue un cadre « désengagé » (ils sont tout de même 21 %) d’un
cadre avec lequel la rupture est consommée et qui souhaite partir ? Si
on compare les « désengagés » aux cadres sur le départ (9%), deux
notions ressortent nettement : le sentiment d’être négligés, de se trouver dans une organisation dans laquelle on leur ment, ainsi que la notion de stress.
Pour en savoir plus, contacter : Valérie Sauteret, Associée, Publicis Consultants | RH.
Valerie.sauteret@consultants.publicis.fr
+ 33 (0)1 53 24 22 82 / + 33 (0)6 22 86 00 28
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