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Bruxelles, le 14 avril 2008 – Une étude d’Integrity
Interactive, leader mondial de la formation à l’éthique des affaires, publiée
aujourd’hui, démontre que l’éthique constitue un enjeu clé pour les entreprises
européennes. Ces dernières tendent de plus en plus à faire coïncider
rémunération, compréhension et application de leurs codes éthiques par leurs
collaborateurs. Elles attendent également de la part de leurs fournisseurs
qu’ils se conforment à leurs propres codes et valeurs. Enfin, les responsables
de l’éthique s’avèrent très exigeants vis-à-vis des autorités pour que les
délits de corruption notamment, soient sévèrement punis. Cette enquête a été
réalisée auprès des responsables des services juridiques et des Directeurs de
l’éthique parmi les 500 plus importantes sociétés cotées en Europe.*
S’assurer de la bonne compréhension et de l’application des codes éthiques par
les employés est une priorité pour les entreprises européennes
La majorité des entreprises ayant répondu à l’enquête (85% et plus de 80%
des entreprises françaises) disposent d’un code éthique totalement ou quasiment
établi. En revanche, seulement 57% d’entre elles rendent la formation à
l’éthique obligatoire pour leurs employés.
En France, seulement 7% des personnes interrogées ont
désigné la formation comme un moyen de communication utilisé dans le cadre de la
mise en oeuvre des programmes d’éthique. Toutefois, les directeurs de l’éthique
et les responsables juridiques de 83% (93% en France) des entreprises
interrogées souhaitent étendre ces formations à l’ensemble des
employés. Arthur Muratyan, Vice-Président Juridique Groupe et Global
Compliance de Sanofi a notamment indiqué : « Dans notre société, nous avons
rapidement mis en place un code éthique dont nous avons mis en oeuvre la
diffusion à travers le monde : compréhensible par tous nos employés, il
participe à la diffusion des valeurs du Groupe et peut aider chaque employé(e)
dans les prises de décision au quotidien. Par ailleurs, nous considérons que les
programmes de formation adossés à notre code constituent un outil essentiel pour
minimiser les risques de manquement à l’éthique. »
Les entreprises européennes estiment qu’une motivation financière peut inciter
les employés à adopter un comportement éthique
21% des entreprises lient le respect des pratiques éthiques aux primes
salariales attribuées aux employés. Près de 70% des personnes interrogées
souhaiteraient qu’une telle corrélation soit mise en place dans leur entreprise.
Selon, Philippe Adrover, responsable d’Integrity Interactive pour la France
et l’Europe du Sud, « associer comportement éthique et compensation financière
est considéré par les Directeurs de l’éthique comme un moyen efficace pour
prévenir les scandales susceptibles d’intervenir dans les entreprises. Lors de
l’enquête réalisée l’an dernier, il avait été souligné qu’adopter un
comportement éthique s’oppose souvent aux intérêts directs des individus, voire
de l’entreprise elle-même. Introduire une rémunération liée au comportement
éthique permet d’éviter ce type de conflit d’intérêt. » En France, en
revanche, moins de 10% des personnes interrogées ont indiqué que leur entreprise
avait introduit une compensation financière pour les employés soumis à des
programmes de formation à l’éthique. 21% d’entre elles estiment qu’une telle
mesure devrait être applicable à tous les employés et 43% à des groupes
spécifiques.
De plus en plus, les entreprises européennes exigent de leurs fournisseurs
qu’ils se conforment à leurs propres codes de conduite
L’enquête révèle également que les sociétés attendent de plus en plus de la part
de leurs fournisseurs qu’ils se conforment à leurs codes de conduite. En
l’occurrence, 70% des entreprises l’exigent et lorsque cette mesure n’est pas
contractuelle, les entreprises attendent de leurs fournisseurs une attitude
responsable vis-à-vis de l’éthique. Selon Philippe Adrover, « Bien que les
entreprises soient soumises à des règles strictes, un grand nombre n’accordent
pas d’attention particulière au développement d’une culture éthique ; elles ne
font pas la distinction entre comportement éthique et comportement conforme à la
réglementation. Il n’y a aucun moyen de vérifier si le fait de privilégier la
sensibilisation à l’éthique plutôt que la conformité à la réglementation aurait
permis d’empêcher des séismes comparables à celui que la Société Générale a
connu, mais le risque aurait en tout cas été minimisé. »
Les autorités sont encouragées à poursuivre plus systématiquement et sanctionner
plus sévèrement les auteurs d’infractions
L’étude 2008 a démontré que la lutte contre la corruption faisait désormais
partie des principales préoccupations des directeurs de l’éthique (+14% par
rapport à 2006). 33% des personnes interrogées ont d’ailleurs affirmé que les
autorités ne montrent pas suffisamment de détermination à poursuivre les cas de
corruption. Les résultats de l’enquête révèlent notamment que les sanctions
accordées par les autorités dans des cas de corruption sont souvent considérées
comme trop clémentes. 67% des personnes interrogées estiment que c’est le cas
pour Fausto Tonna, l’ancien Directeur Financier de Parmalat et pour Andreas
Kley, ancien Directeur Financier de Siemens. Enfin, 55% des sondés
souhaiteraient voir introduit en Europe un système comparable au système
américain des Federal Sentencing Guidelines : l’application de fortes amendes
en cas d’infractions, toutefois sensiblement réduites pour les entreprises
engagées dans des programmes visant à prévenir ces infractions. La moitié des
répondants ont déclaré que l’introduction d’un
tel système permettrait une amélioration des pratiques éthiques dans les
entreprises européennes. « Les conclusions de cette enquête sont
significatives, a commenté Mark Pieth, Président du groupe de travail sur la
corruption de l’OCDE. Les personnes auprès desquelles celle-ci a été réalisée
sont précisément les mêmes qui doivent protéger leurs entreprises d’éventuelles
poursuites judiciaires. Il est impressionnant qu’elles appellent à renforcer des
sanctions alors que ce n’est à priori pas dans leur intérêt.» * Au total,
103 questionnaires ont été retournés à BrandEnergy Research le 9 janvier 2008 et
ont servi de support à l’analyse. Le questionnaire a été rédigé par BrandEnergy
Research, avec la collaboration d’Integrity Interactive et a été adressé par
email et courrier aux responsables de l’éthique d’entreprises européennes entre
le 3 et le 10 décembre 2007. Ces courriers contenaient notamment une lettre
d’introduction de Paul Basson, Président d’Integrity Interactive Europe, leur
demandant leur participation.
A propos d’Integrity Interactive
Integrity Interactive est le leader mondial des services de gestion et de la
prévention des risques liés au respect des réglementations et à l’éthique
d’entreprise. Les activités et les services d’Integrity Interactive incluent :
l’identification et l’évaluation des risques, les communications et la formation
destinées aux employés, ainsi que les contrôles internes et l'élaboration de
rapports. Integrity Interactive compte plus de 350 clients de par le monde, dans
un large spectre de secteurs tels que les biens de grande consommation, les
produits chimiques et l'industrie pharmaceutique. Adidas, BP, Federal Express,
Ford, Novartis, Philips, Shell, Suez et Coca-Cola font partie de ses clients. La
société Integrity Interactive a été fondée en 1999. Elle est basée à Boston et
son siège européen se situe à Bruxelles. Elle dispose de bureaux à Londres,
Paris et Munich et un centre d'assistance multilingue européen à Monaco. Pour
plus d’informations sur Integrity Interactive, veuillez consulter le site www.integrity-interactive.com.
A propos de BrandEnergy Research
BrandEnergy Research a été fondée en 2003 par Peter Hutton. Peter a travaillé
pour MORI de 1974 à 2003, en tant que directeur à partir de 1988, directeur
général adjoint à partir de 2000 et responsable du service d’étude de
consommation et de recherche de 1999 à 202. Il est membre à part entière de la
Market Research Society, membre Business Leader de la Marketing Society,
directeur de recherche des forums Managing Partners (associés
directeurs)/Professional Marketing Forum (marketing professionnel). Contact
presse Palomar Adeline Deliau – ad@palomar.fr – 01 78 09 05 92
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