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Smart Cities et le secteur financier : Quels sont les défis et enjeux ?

by Kévin

L’appréhension des villes intelligentes se fait aujourd’hui notamment sous l’angle technologique. On décrypte les Smart Cities en se basant principalement sur la mobilité, le digital et l’énergie. Avec les enjeux environnementaux et l’explosion des données, les entreprises, les pouvoirs publics et les citoyens constituent les piliers sur lesquels viendra se bâtir cette vision du « full digital ». Cependant, la cohésion de ce polyptyque est indubitablement soutenue par le secteur financier. La banque est la pierre angulaire de la ville intelligente. Il s’agit d’un vecteur qui joue à bien des égards un rôle central. On présente ici le point des enjeux et des défis à relever pour que les établissements financiers participent convenablement à l’essor des Smart Cities.

Le secteur financier comme socle de la concrétisation des villes intelligentes

La Smart City est une ville dont le but est de juxtaposer l’optimisation des ressources énergétiques et l’amélioration du confort des citoyens en se basant sur les données numériques.

Pour atteindre cet objectif, la ville intelligente possède des infrastructures durables et connectées. Vous pouvez consulter ce site pour toucher du doigt les composantes de la vie urbaine futuriste qui est à vocation technologique et interconnectée. Il ne faut pas se leurrer, les enjeux technico-économiques des villes intelligentes sont gigantesques. Les véritables questions qui se posent sont relatives aux points suivants :

  • Le financement des investissements ;
  • La restructuration industrielle et la construction des marchés ;
  • La formalisation des emplois de demain ;
  • Le positionnement international des métropoles ;
  • L’innovation.

Les villes intelligentes suggèrent l’émergence de nouvelles modes de vie urbaine, l’installation d’autres niveaux d’inégalités et par ricochet des sociétés assez distantes de celles qu’on côtoie aujourd’hui. Aux enjeux climatiques et environnementaux viennent donc s’ajouter les enjeux culturels et générationnels. Il convient cependant de se rendre compte que le secteur financier joue un rôle fondamental dans l’harmonisation de ces grands enjeux.

La banque est en effet vouée à devenir un acteur central des Smart Cities. Elle dispose de nombreuses compétences qui lui augurent un rôle de premier plan. Il s’agit notamment de l’analyse économique, de la planification, des liens sociaux et surtout la confiance qu’elle insuffle en ce qui concerne la gestion des données personnelles. Les établissements financiers se retrouvent donc à un tournant où ils doivent donner un nouveau souffle au secteur sans fouler au pied les valeurs qu’ils incarnent.

Ce n’est pas un secret que la numérisation de l’économie a ébranlé les acteurs traditionnels du secteur bancaire. Avec l’avènement des Smart Cities, il se pourrait que leur renouveau soit bien plus proche qu’on ne le pense. L’enjeu majeur des banques à ce jour est la mise en place de nouveaux services financiers pour accompagner les innovations progressives constatées au sein des espaces urbains. Grâce à l’intégration du Big Data et de l’intelligence artificielle (IA) qui sous-tendent les objets connectés, les banques disposent des atouts nécessaires pour accentuer leur savoir-faire en matière de pragmatisme, de transparence et de planification rationnelle. Et c’est justement ce dont les villes intelligentes ont besoin pour fleurir de façon pérenne.

La banque comme partenaire incontestable des Smart Cities

Le secteur financier met des capitaux à disposition des acteurs socio-économiques. Il favorise également les mouvements financiers entre ces derniers. Cela permet de soutenir les dynamiques initiées par les populations, de financer les programmes de développement et les infrastructures. En conséquence, il n’est point déplacé de dire que les banques sont incontournables en ce qui concerne la mise en place des écosystèmes urbains. Dans toutes les strates de la société, quelle que soit l’échelle, le monde financier est présent. Il est clairement identifiable au niveau :

  • Des territoires ;
  • Des villes ;
  • Des régions ;
  • Des états ;
  • Des espaces plurinationaux.

Dans l’ensemble des composantes vitales des villes, le secteur financier occupe une place de choix. Il s’agit d’un interlocuteur privilégié qui agit tant sur l’individu que sur la collectivité sans oublier les entreprises. Les banques sont des acteurs témoins du monde en marche puisqu’elles prêtent, financent, évaluent et soutiennent dans de nombreuses situations. Au cœur de l’espace géographique urbain, elles représentent des vecteurs physiques de lien entre les entités qui s’y trouvent à l’image de la mairie ou encore de la poste.

On rappelle que la notion de Smart City prend de l’ampleur aussi bien au niveau de l’hexagone que sur le plan international. Les multiples transformations urbaines guidées par les nouvelles technologies prennent déjà vie notamment en raison de l’accroissement exponentiel des objets connectés. Pour mettre en place une Smart City, il faut mobiliser de nombreux acteurs sans oublier l’implication historique des banques. Ces dernières ont depuis toujours une connaissance très poussée de leurs clients. Elles les accompagnent convenablement au quotidien pour avoir développé une véritable capacité à anticiper leurs besoins.

Le secteur financier et son parangon bancaire ne cessent de développer de nouvelles méthodes de gestion de risque et de financement. Il en est de même avec les modes de financement participatif et le développement de la finance verte. Avec l’avènement des villes intelligentes, le challenge est plus élevé. C’est pour cela que les banques ne cessent aujourd’hui de travailler à intégrer les innovations qu’on attend d’elles dans le tissu économique des Smart Cities.

La reconsidération du positionnement des banques dans l’émergence des villes futuristes

C’est un fait que le rôle de la banque est aujourd’hui réduit à sa fonction de gestionnaire de risque et de financeur, éventuellement de facilitateur. Elle est l’actrice vers qui l’on se tourne pour la réalisation des projets individuels ou collectifs. Par vocation, les acteurs financiers s’impliquent dans de nombreux domaines comme l’éducation, les infrastructures, la santé ou encore l’énergie. D’un point de vue culturel, ces acteurs incarnent la figure des partenaires stratégiques à divers niveaux comme :

  • Les états ;
  • Les firmes ;
  • Les entrepreneurs ;
  • Les particuliers.

Est-ce pour autant que ces acteurs restent limités à ce rôle de pourvoyeur de fonds ? Les services fournis vont bien au-delà. À l’heure actuelle où l’espace urbain est reconsidéré, il est de bon ton de se questionner sur la nouvelle façade qu’auront les banques en matière de planification, de maîtrise des données, d’intelligence économique et surtout de vecteur des liens sociaux. Cette réflexion sur la valorisation du positionnement de la banque dans l’espace urbain reconsidéré doit mener à l’identification de nouvelles solutions adaptées.

Les banques disposent des ressources nécessaires pour connaître de façon approfondie les déplacements de leurs clients. Il leur suffit de se baser sur les paiements effectués par cartes bancaires par exemple. Cela peut leur permettre d’apporter une valeur ajoutée personnalisée aux citoyens. Concrètement, la banque peut mettre à leur disposition un open data, un service d’archivage intelligent qui sera disponible et accessible en temps réel. De même, il est aussi envisageable que la banque noue des partenariats afin d’échanger et d’exploiter de façon ciblée les données qu’elle recueille. Évidemment, cet échange devra se faire en conformité avec les législations en vigueur. Il faut avouer que cette technique existe déjà de nos jours sous une forme assez rudimentaire : le géomarketing.

Puisqu’elles devront répondre à de nouvelles exigences, les banques ont pour vocation de se transformer en moteurs de recherche communautaires ou en centres d’informations hyperlocaux. Toujours dans le cadre du partage légal des données on peut également prendre l’exemple d’un élu qui exploite la connaissance des flux urbains recensés par les banques. Il pourra décider d’accueillir de nouvelles entreprises dans sa circonscription afin de concurrencer ou de compléter les enseignes existantes dans les villes frontalières. Il s’en suit clairement qu’il est assez réducteur de ne définir la banque que par sa fonction de financeur.

Le secteur bancaire au service de l’urbanité et du citoyen

Le secteur financier agrège des millions d’écritures bancaires. Ainsi un établissement financier peut obtenir une carte de la vie économique d’une cité.

Ainsi, le secteur financier est en mesure de proposer des indicateurs qui reflètent les offres commerciales des marchands. Il s’agit d’informations très utiles pour les consommateurs. De la même manière, il peut fournir des indications sur le trafic urbain, l’évolution du marché de l’immobilier et même, les possibilités d’emploi.

La banque permet tout simplement en tant qu’intermédiaire privilégié d’apprécier les relations ainsi que les rapports de force entre les acteurs locaux. Elle peut également fournir des services aux entreprises, aux élus et aux citoyens de la ville. Cela constitue d’ailleurs une priorité pour les mastodontes du numérique notamment celles de la Silicon Valley. Il en ressort que le secteur financier quoiqu’on puisse dire est au service de l’urbanité. Il l’est tout autant pour le citoyen pris isolément.

Le numérique est en train de transformer le mode de vie de chacun. Faut-il apercevoir la ville du futur comme un espace intelligent, numérique ou encore sensé ? Il faut mettre d’un côté les affrontements terminologiques et reconnaître qu’il est vraiment question de mettre au service de l’homme la technologie et la connectivité. Il s’agit d’un dynamisme par lequel l’univers de l’information et celui du numérique se convergent. Les banques sont alors capables dans ce paradigme de fournir aux citoyens des informations qualitatives et quantitatives pour une optimisation de leur vie quotidienne.

Cependant, force est de constater que les habitants des zones urbaines désirent ne pas vivre dans un monde où toutes leurs actions seront dictées par des données traitées par des algorithmes surpuissants. Ils veulent aussi vivre un temps marqué par l’imprévu, l’aléa ou encore l’incertitude. Cela fait partie de la nature humaine. Pour satisfaire les besoins de chacun, une adaptation des structures bancaires aux exigences de leurs clients s’impose.

Le basculement peu probable vers la digitalisation totale des banques

Une révolution numérique est en cours. Elle explique aujourd’hui l’apothéose croissante des banques en ligne, mais aussi le succès des pures players. Ce triomphe s’effectue au détriment des banques traditionnelles. Cependant, cette transformation digitale en pleine expansion n’est pas pour autant synonyme d’une bascule vers le « full digital ». En effet, les citoyens sont tout à fait conscients de l’importance de la digitalisation bancaire dans leur vie. Ils émettent cependant le souhait d’une rationalisation des divers services digitaux qu’on pourrait leur proposer dans les Smart Cities de demain. Bien qu’avec l’avènement des villes intelligentes on soit sur le point d’assister à un changement radical entre les relations humaines, les citoyens ne souhaitent guère que leur seul point de contact avec les établissements bancaires se résume aux échanges numériques. Ils veulent voir les services bancaires évoluer pour répondre à l’ambition des villes intelligentes. Mais, ce qu’ils souhaitent par-dessus tout c’est le maintien de la relation avec les intermédiaires physiques du monde bancaire. Pour ce faire, les établissements qui s’alignent sur la dynamique de l’innovation ne fermeront pas leurs agences dans les Smart Cities.

Comment la banque peut-elle conserver le capital de confiance que les citoyens lui accordent ?

Le public est unanime sur le fait que les banques représentent des acteurs légitimes pouvant coordonner et animer les services offerts dans les villes intelligentes. Elles viennent après les pouvoirs publics, mais restent devant les opérateurs téléphoniques ou encore les GAFA. La banque est en effet identifiée par de nombreuses personnes comme le meilleur tiers de confiance en raison de la conservation et la sécurisation des données personnelles. Cette confiance se manifeste davantage par l’adoption accrue des banques en ligne et des applications bancaires pour accéder notamment aux services urbains.

Pour protéger le capital de confiance qui leur est accordée, les banques se doivent de s’engager davantage sur la conservation et l’utilisation consciencieuse des données clients. En pratique, elles peuvent mettre en place un droit à l’oubli ou encore insister sur la transparence de leurs critères de scoring. Le public est par ailleurs sensible à des offres avec options complètes. On peut donner l’exemple d’une offre qui intègre un ensemble de services allant de l’achat d’un véhicule jusqu’à son éventuelle revente en passant par son entretien, le tout centralisé sur une plateforme mise en place par le vendeur.

La banque devrait donc s’en inspirer pour mettre à la disposition de ses clients des applications qui permettent de passer des offres beaucoup plus documentées que celles qu’on rencontre aujourd’hui. Pour le financement des biens immobiliers par exemple, on pourra accéder aux informations sur le quartier à savoir :

  • Les catégories d’habitants ;
  • Les activités commerciales ;
  • Les flux de transport…

À cela peuvent s’ajouter des informations sur l’immeuble proprement dit (bilan énergétique par exemple). De cette manière, les conseils seront plus personnalisés et les risques seront considérablement réduits. Le gain de temps serait une conséquence d’une telle prouesse. Rappelons que même si les citoyens expriment le besoin d’une rationalisation des services digitaux, ils souhaitent également une persistance des relations humaines. La banque devra donc intégrer ce paramètre pour offrir dans ses agences plus qu’une relation de conseil experte. Elle doit par exemple faire en sorte que ses clients puissent s’adresser directement à quelqu’un en agence pour lever une difficulté ou résoudre un problème. Dans les Smart Cities de demain, c’est en effet le contact humain intelligent et immédiat qui sera le plus valorisé. Implémenter cela serait pour la banque salvateur notamment dans le maintien du niveau de confiance que lui accordent les citoyens.

Que retenir de ce guide sur les enjeux et les défis à relever pour arriver à une juxtaposition des villes intelligentes de demain et le secteur financier ? Les Smart Cities sont des cités pensées pour concilier le respect de l’environnement et l’urbanisation. Leur mise en place nécessite des innovations technologiques poussées. Dans ce contexte, la banque, alliée historique des villes, se trouve dans l’obligation d’améliorer ses prestations à tous les égards notamment par une meilleure digitalisation. Cependant, les citoyens refusent de se départir de la relation physique qui les lie à leur banque. Ainsi, même si les missions des banques doivent évoluer pour répondre aux exigences d’une Smart City, elles doivent maintenir l’existence physique des agences.

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