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Quelles sont les mesures de sécurité importantes pour vos ouvriers ?

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Le secteur du bâtiment est l’un des plus accidentogènes en France et en Europe. Malgré les efforts consentis par les acteurs du BTP, beaucoup de progrès restent encore à faire pour atteindre l’objectif zéro accident. D’ailleurs, de grandes entreprises du secteur de la construction se sont inscrites dans cette vision. Pour réduire les risques et le nombre d’accidents, il faut respecter les mesures de sécurité sur les chantiers. Quelles sont les précautions à prendre pour garantir la sécurité et la santé des ouvriers sur un chantier ? Voici quelques éléments de réponse.

Quel est l’intérêt de la sécurité des ouvriers sur un chantier ?

La sécurité sur un chantier incombe à tous les acteurs intervenant et principalement au chef d’entreprise. C’est ce dernier qui est responsable de la santé et de la sécurité des ouvriers. Cependant, en 2016 on compte 90 accidents pour 1000 salariés dans le domaine du BTP. Ces accidents constatés ont souvent pour cause le manque de préparation et l’improvisation. Il n’y a point de place à l’urgence sur un chantier BTP. Le chef d’entreprise et ses managers doivent donc élaborer et mettre en œuvre un plan de prévention.

Ils doivent notamment veiller :

  • Au respect des normes de sécurité existantes ;
  • Au choix de produits et équipements de qualité ;
  • À l’implication de l’ensemble des acteurs intervenant sur le chantier.

L’optimisation de la sécurité sur le chantier témoigne aussi du sérieux de l’entreprise et de ses acteurs. Il est important aussi de retenir que les accidents de travail en BTP ont un coût, comme le montre les donnés de l’INRS en 2014.

Dans le secteur de la construction, les conséquences financières globales des accidents du travail et des maladies professionnelles, incluant les coûts directs et indirects, peuvent être estimés à 5 % du coût total de l’ouvrage.

Ainsi, prévenir les risques d’accident permet de réduire les impacts des sinistres sur la productivité.

Les mesures à adopter pour assurer la sécurité des ouvriers sur un chantier

Un chantier est un environnement de travail où interviennent généralement plusieurs entreprises. C’est aussi un environnement en constante évolution qui se caractérise par de nombreuses situations dangereuses :

  • Le travail en hauteur ;
  • Le trafic très important et dangereux ;
  • La présence de canalisations souterraines ou visibles…

Les risques d’accident sont élevés par conséquent. Pour la sécurité et la santé des ouvriers, les mesures de préventions doivent concerner tous les travaux à exécuter. S’il n’est pas possible d’éliminer le risque, il faut :

  • Prévoir les équipements de protection collective nécessaires ;
  • Porter les équipements de protection individuelle ;
  • Rédiger et mettre à la disposition de tous les ouvriers les procédures et règles à respecter pour diminuer les risques ;
  • Baliser les zones à risque en utilisant des signalétiques permettant de les reconnaître facilement ;
  • Organiser le travail sur le chantier, notamment la circulation pour éviter d’éventuelles chutes…

Ces mesures doivent être prises en compte depuis la phase de préparation du projet jusqu’à la livraison du chantier. Elles doivent concerner chaque acteur du bâtiment engagé (maître d’œuvre, concepteur, entrepreneurs, sous-traitants…).

Une autre mesure importante est de garder le chantier propre afin d’éviter les petits accidents et les problèmes d’hygiène. Pour cela, il faut prévoir des zones de stockage des déchets et faire usage de contenants spécifiques. Il faudra aussi former tous les acteurs sur les risques encourus et les précautions à prendre. Ils doivent notamment être formés pour utiliser les divers équipements, évaluer la dangerosité d’une situation et prendre les précautions idoines.

L’importance des équipements de protection individuelle (EPI)

Même si les équipements de protection collective doivent être privilégiés, il ne faut pas négliger les équipements de protection individuelle. Ces derniers sont l’ensemble des dispositifs qui aident à la protection d’une personne contre les risques encourus sur un chantier. Généralement, un équipement de protection est un vêtement ou un accessoire.

Un EPI aide à protéger le travailleur des risques suivants :

  • Les risques biologiques (inhalation d’un agent biologique par exemple) ;
  • Les risques chimiques (contact de la peau avec un produit chimique par exemple) ;
  • Les risques mécaniques (chocs, chutes…) ;
  • Les risques électriques (électrocution) ;
  • Les risques de blessures (plaies, coupures…) ;
  • Les risques thermiques ;
  • Les bruits ;
  • Les risques de rayonnement (ionisant et non ionisant).

Le choix des équipements de protection individuelle doit être fonction des risques à prévenir. Il faudra aussi vérifier périodiquement le fonctionnement, la sécurité, le confort, ainsi que les dates de péremption des équipements.

Les différentes catégories et typologies des équipements de protection individuelle

Les équipements de protection individuelle sont classés en trois catégories selon la gravité des risques. On peut mentionner :

  • Les EPI de classe 1 (ils protègent contre les petits vibrations ou chocs, les agressions superficielles sans lésions) ;
  • Les EPI de classe 2 (ils protègent contre les agressions et chocs graves susceptibles de toucher les parties vitales) ;
  • Les EPI de classe 3 (ils protègent contre les risques graves avec des conséquences irréversibles ou mortelles).

Il existe un large éventail d’EPI selon la zone à protéger. Pour la protection des yeux, on utilise souvent des masques et des lunettes. Les bouchons d’oreilles, arceaux, dispositifs de communication, et casques servent à protéger les oreilles. La protection du visage requiert l’utilisation de masques, cagoules, casquettes anti-heurts, visières, écrans faciaux, casques spécifiques… Les ceintures de maintien, et les détecteurs de gaz font partie des EPI spécifiques qu’utilisent souvent les travailleurs isolés. Pour optimiser la protection antichute, il faut opter pour des équipements de qualité notamment des filets bien sécurisés. Par exemple, la sécurité d’un filet de protection est indispensable pour réduire les risques de chute des ouvriers et des équipements.

D’autres autres types d’EPI sont disponibles :

  • Les appareils d’épuration, les appareils respiratoires, les appareils de ventilation, et les masques pour protéger les voies respiratoires ;
  • Les gants, manchettes et autres accessoires pour la protection des mains ;
  • Les chaussures de sécurité, et les bottes pour protéger les pieds ;
  • Les vêtements professionnels spécifiques contre le froid, la chaleur, les incendies, et les risques chimiques pour protéger le corps ;
  • Les dispositifs antichute notamment les filets, lignes de vie, cordes, enrouleurs…

Les mesures de sécurité dans les cas de travail en atmosphère confinée

Dans un espace confiné, les travailleurs sont sujets à de nombreux risques dont :

  • Les évanouissements ;
  • Les blessures ;
  • Les explosions ou incendies ;
  • L’asphyxie ;
  • Les traumatismes physiques…

L’INRS confirme que travailler dans un espace confiné est risqué. Plusieurs mesures doivent être mises en œuvre pour prévenir tous ces risques. Premièrement, il faut évaluer et répertorier tous les espaces confinés d’un chantier. Ensuite, il faudra déterminer les solutions de protection adaptées à chaque espace. Les ouvriers devant travailler dans ces espaces doivent être bien formés sur les risques encourus et être équipés des EPI nécessaires. Il faut également installer un dispositif de communication afin d’être en contact permanent avec les travailleurs.

Les mesures préventives en cas de canicule

Travailler à l’extérieur ou dans un environnement où il fait très chaud est très risqué. Cela peut notamment être la cause de plusieurs troubles et pathologies respiratoires. Voici quelques mesures protectrices à respecter :

  • Équiper chaque travailleur d’EPI compatibles avec les fortes chaleurs ;
  • Aménager un emploi du temps favorable pour éviter de travailler à des heures où il fait très chaud ;
  • Renouveler les équipes ou les travailleurs ;
  • Prévoir plus de pauses que d’habitude ;
  • Prévoir des aménagements où les conditions sont plus favorables pour accueillir les ouvriers pendant les moments d’interruption…

La prévention des risques lorsque l’ouvrier est exposé au froid

Tout comme la chaleur, le froid peut impacter négativement la qualité de travail, provoquer des accidents sur le chantier et certains problèmes de santé. On peut mentionner :

  • Les glissades ;
  • La perte de dextérité ;
  • L’engourdissement des parties exposées ;
  • La gelure ;
  • L’hypothermie ;
  • Les troubles musculo-squelettiques…

Pour réduire ces risques, voici les précautions qu’il faut prendre :

  • Informer et former les ouvriers sur les risques liés au travail dans un environnement froid ;
  • Tenir compte des prévisions de température, humidité, précipitations, et vitesse de l’air pour planifier les activités ;
  • Contrôler, limiter le temps de travail des ouvriers et augmenter le temps de récupération ainsi que le temps de pause ;
  • Éviter le travail sédentaire ;
  • Organiser le travail en équipe et limiter les efforts physiques ;
  • Aménager des locaux de pause chauffés ;
  • Installer un système de communication et des dispositifs de sécurité ;
  • Mettre à la disposition des ouvriers des vêtements de protection contre le froid…

Que retenir de ce guide ? Tous les acteurs d’un chantier doivent veiller au respect des mesures de protection collective et individuelle. L’impact financier et social des accidents sur les chantiers est trop important pour être minimisé.

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