S'inspirer du rugby pour mieux manager

Lors d'une soirée AFTER organisée conjointement par Baker Tilly France et l'APDC, Patrice Lagisquet, joueur de rugby sélectionné plus de 40 fois et devenu entraîneur, a fait un parallèle entre le management d'une équipe de rugbymen et l'entreprise. Les débats étaient animés par Pascal Ferron, vice-président de Baker Tilly France, entouré de Jean-Pierre Mounier, délégué général de l'APDC (association des professionnels et directeurs comptabilité et gestion), et Ludovic Marty, consultant en management d'équipe.

Manager des hommes et les emmener au plus haut niveau, voilà bien un challenge commun entre le monde du rugby et l'entreprise. De nombreuses règles de management de ce sport d'équipe peuvent s'appliquer aux dirigeants et cadres. Exemples.

 

> Règle n° 1 : protéger son équipe

En tant qu'entraîneur, Patrice Lagisquet a insisté sur l'importance de ne jamais se défausser sur ses joueurs et d'assumer toutes ses responsabilités. Quel que soit le résultat et l'ambiance, il convient de les protéger contre l'extérieur, y compris vis-à-vis des sponsors, des présidents, de la hiérarchie... L'entraîneur assume sa part de responsabilité et ne critique jamais un individu en particulier (en-dehors des réunions d'équipe) mais il peut stigmatiser les comportements négatifs ou inadaptés dans leur globalité.

 

> Règle n°2 : tester les joueurs sur des séquences courtes

Selon le principe de gestion du temps bien connu, un travail à réaliser qui semble trop lourd deviendra beaucoup plus facile si on le divise en tâches successives plus courtes. Féliciter tout de suite un collaborateur l'encouragera et lui permettra d'augmenter ses performances.

 

> Règle n° 3 : construire l'avenir

Alors que l'équipe de France était en pleine reconstruction, Patrice Lagisquet et l'ensemble du staff ont délivré le message suivant : « Désormais, on se met à penser à notre jeu, et à ce qu'on veut construire pour l'avenir ». En clair, avoir une stratégie, et la faire partager.

 

> Règle n° 4 : trop de stress rend inefficace

Si l'entraîneur met trop de pression, durant plusieurs matchs, cela devient contreproductif. On veut tellement réussir que c'est l'effet inverse qui se produit, tous les joueurs bloquent, et c'est l'échec assuré.

 

> Règle n° 5 : former des leaders de jeu

Sans bons leaders de jeu, courroies de transmission entre l'entraîneur et les joueurs, l'équipe est déboussolée. Inspirez-vous de cette pratique, et apportez un soin tout particulier à la formation des managers de terrain.

 

> Règle n° 6 : se donner du temps

Si le président - les actionnaires - sont toujours pressés de constater des résultats, l'entraîneur, lui, doit parfois savoir donner du temps au temps pour que les talents se révèlent.

 

> Règle n° 7 : rendre plus objectif le niveau de performance

Ne pas vouloir aller trop haut, trop vite, et se fixer, et fixer à ses collaborateurs, des objectifs réalisables et à leur mesure.

 

> Règle n° 8 : savoir enclencher la spirale positive

Un petit succès va déclencher la motivation des équipes. S'accrocher au positif, une règle d'or.

 

> Règle n° 9 : accepter le regard des autres

Au niveau de l'équipe de France, les egos des joueurs sont assez prononcés. Au rugby, s'il y a beaucoup d'entretiens individuels, il est indispensable de débriefer collectivement. Il faut que les joueurs, même les meilleurs, soient capables d'accepter le regard des autres et soient exemplaires.

 

> Règle n° 10 : développer son intelligence du jeu

Les joueurs « de génie » sont ceux qui ont toujours un temps d'avance sur leurs adversaires, qui ont l'intelligence du jeu. Si par exemple la stratégie défensive de l'adversaire change, il faut réagir vite, s'adapter, et modifier sa propre stratégie. Ressemblance frappante avec la nécessaire adaptabilité en entreprise....

Pour Patrice Lagisquet, il faut distinguer l'intelligence de jeu qui est une adaptation dans l'action et qui correspond à une prise d'initiative dans l'instant (quelquefois géniale !) et le choix stratégique global qui est une approche plus réfléchie.

 

> Règle n° 11 : l'équipe prime sur les individualités

Un excellent joueur avec un esprit négatif et qui n'accepte pas la critique, même s'il est talentueux, peut gâcher la performance d'une équipe. Dans la sélection d'une équipe de rugby, c'est la complémentarité entre les joueurs qui est recherchée, le meilleur amalgame. Parfois un joueur légèrement moins talentueux mais avec un bon esprit aboutira à ce que l'équipe, considérée dans sa globalité, joue mieux. En entreprise, les surdoués ingérables ne sont pas forcément indispensables...

 

> Règle n° 12 : créer l'esprit d'équipe

Les joueurs doivent se valoriser individuellement pour être sélectionnés. Mais une fois dans l'équipe, l'important est de « jouer collectif ». Idem dans l'entreprise, où, après l'embauche, tout le monde doit tirer dans le même sens.

 

> Règle n° 13 : retrouver un espace de créativité

La technique est nécessaire. Mais ensuite, les joueurs doivent, de temps en temps, « se lâcher », retrouver de la spontanéité, devenir complices. Une équipe efficace doit maîtriser les deux systèmes de jeux : la technique, mais aussi la vivacité et le plaisir de jouer. C'est l'appropriation et la maîtrise du cadre - ou système - qui sont recherchées, pour ensuite trouver plus de liberté et d'initiative.

 

> Règle n° 14 : construire dans la durée

La sélection de l'équipe de France de rugby est un processus sur le long terme. L'entraîneur doit être à l'affût des nouveaux talents, mais il doit savoir, également, faire des pauses dans l'intégration de nouveaux joueurs pour consolider l'équipe. Comme en entreprise, où si l'on travaille parfois sur des échafaudages, il faut aussi des temps de stabilisation.

 

> Règle n° 15 : être sincère

Le dernier conseil de Patrice Lagisquet est le plus important : un manager ne doit pas tricher, il doit être sincère, expliquer sa stratégie, sa pédagogie, dans le respect des individus.

 

Pour Jean-Pierre Mounier : « Toutes ces analogies avec le monde du rugby sont d'excellents exemples pour notre monde de manager des fonctions comptables et financières en entreprises où nous devons faire évoluer des équipes pluridisciplinaires avec des objectifs à atteindre au quotidien »

 

Et Pascal Ferron de conclure : « Au départ, quand ils débutent, notamment dans les fonctions financières et comptables, les professionnels sont avant tout des techniciens. Quand ils s'avèrent bons, ils sont promus, deviennent des managers, parfois avec de grosses équipes, et doivent donc apprendre le nouveau métier de manager, ce qui ne va pas de soi. Tout comme Patrice Lagisquet qui fut un excellent joueur et un chef d'entreprise avant de devenir entraîneur. La dernière règle de management qui n'a pas encore été évoquée est celle de la troisième mi-temps, très importante aussi dans les entreprises pour donner des temps de respiration et souder les équipes dans la convivialité ! Et là il s'agit d'une analogie avec notre façon de concevoir la relation client autrement ! »

 

 

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Tél : 01 42 89 44 43 www.bakertillyfrance.com

 

Baker Tilly France en quelques chiffres :

·        un réseau fédéraliste de 39 cabinets indépendants répartis sur l'ensemble du territoire français, y compris les départements d'Outre-Mer (Guadeloupe et Réunion) et dans la plupart des pays francophones d'Afrique (Bénin, Cameroun, Congo, Côte d'Ivoire, Gabon, Madagascar, Maroc, République Centre Afrique, Sénégal et Tunisie)

·        date de création : 1974

·        132 associés et 1210 collaborateurs

·        un siège basé à Paris avec une équipe de permanents

·        chiffre d'affaires : 110 millions d'euros (2012)

Baker Tilly France est membre de Baker Tilly International :

·        un réseau de 156 cabinets et 672 bureaux implanté dans 131 pays

·        date de création : 1989

·        placé au 8ème rang des réseaux au niveau mondial

·        26 000 associés et collaborateurs

·        un siège basé à Londres avec une équipe de permanents

·        chiffre d'affaires : 3,3 milliards de dollars US (2012)

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