Depuis sa création en 1948, la CFTC est profondément attachée à l'AFPA, et ce, en raison notamment de la qualité des formations qu'elle dispense, du professionnalisme de ses formateurs, de son implantation territoriale, et de la reconnaissance sur le marché du travail, des certifications qu'elle délivre.
Le contexte actuel dans lequel évolue l'AFPA était malheureusement prévisible dans le temps. La CFTC l'avait annoncé dès 2004 lors du débat national sur la décentralisation initié par l'État. A cette occasion, la CFTC avait déjà fait part de ses inquiétudes concernant le devenir de l'association (baisse du montant des subventions et du nombre des actions de formation, exode forcé des psychologues du travail vers Pôle emploi, dévolution de son patrimoine immobilier, concurrence avec d'autres organismes de formation, refonte de sa gouvernance...).
De même, les conditions de l'exclusion de la CFTC du conseil d'administration de l'AFPA suite à l'adoption en 2011 de nouveaux statuts concoctés dans la plus grande opacité, présageaient déjà également de l'état de la gouvernance de l'institution. La démission précipitée de l'actuel président de l'AFPA - Monsieur Jean-Luc Vergne - ne vient, hélas, que confirmer ce que la CFTC redoutait et dénonçait depuis de nombreuses années.
La situation étant désormais dramatique. Il est urgent de sécuriser les financements de l'AFPA. Les salariés de l'association n'ont en aucun cas à subir de plein fouet les ingérences engendrées par l'actuelle équipe dirigeante.
Réclamer aujourd'hui l'intervention d'un médiateur n'est plus maintenant approprié, cette demande est bien trop tardive. Par contre, la CFTC sollicite le ministre du Travail - Monsieur Michel Sapin, ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social - pour organiser le plus rapidement possible une réunion sur la situation de l'AFPA. Celle-ci devra s'organiser avec l'ensemble des confédérations, en amont de la conférence sociale des 9 et 10 juillet, pour permettre à l'association de sortir au plus vite de ce marasme.
Les salariés (et tout particulièrement ceux à bas niveaux de qualification, des PME/TPE, handicapés, demandeurs d'emploi...) n'ont pas à être les victimes de la mauvaise gouvernance de l'AFPA. Ils doivent continuer à accéder à des actions de formation de qualité et en quantité suffisante, une nécessité qui est absolue au regard de la crise économique.
La gestion des compétences - GPEC
Mobilité - Orientation - Tutorat - VAE et sécurisation des parcours professionnels
Les différentes générations au travail : seniors, quadras et jeunes