Dans un contexte actuel où les managers se demandent en quoi l’intelligence émotionnelle peut les intéresser, je vois deux axes, l’un « intra personnel », l’autre interpersonnel.
L’intelligence émotionnelle permet d’augmenter son savoir-être, gérer son stress et améliorer la qualité de ses décisions. Elle sert à entretenir ses motivations, s’ouvrir au changement et améliorer sa capacité à rebondir sur des échecs.
Les études démontrent qu’il existe effectivement une relation positive entre la capacité émotionnelle des membres d’une organisation, sa culture et ses performances financières. Il a été prouvé que les entreprises dont les leaders mettent en oeuvre leurs capacités émotionnelles obtiennent une marge bénéficiaire de 71% supérieure à celle des entreprises dont la culture ne prend pas en compte l’intelligence émotionnelle de ses membres (1).
A titre d’exemple, Daniel Goleman, psychologue américain qui a popularisé la notion d’intelligence émotionnelle, a réalisé une étude sur 200 entreprises pour comprendre l’impact de cette aptitude sur la performance au travail. Au vue des résultats obtenus, il affirme que l’évolution de leurs résultats est due à 60 % aux compétences émotionnelles de ses employés (2).
La mise en oeuvre de ces compétences a un impact direct au sein de l’environnement professionnel. Car les personnes savent aussi s’exprimer avec sobriété, faire preuve d’empathie et développent de bonnes capacités relationnelles, de négociation et de management.
Travailler avec des personnes qui ont des compétences émotionnelles a des effets positifs sur le bien-être psychologique et l’engagement au travail des collaborateurs.
(1) Mayer, J. D., & Salovey, P. (2004): What is emotional intelligence?
(2) Daniel Goleman - Emotional Intelligence: Why it can matter more than IQ. Bantam Books
La gestion des compétences - GPEC
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