La 2e phase de l'étude sur le lien entre logement et emploi, commandée au Crédoc par le Medef, vient d'être publiée. Après les ménages (enquête 2011), ce sont les entreprises qui ont été interrogées sur les conséquences de la crise du logement.
« Un établissement sur quatre signale que les problèmes de logement des salariés compliquent le recrutement, un sur cinq évoque des freins à la mobilité interne ». « Au total, 40 % des établissements sont affectés par les difficultés de logement de leurs salariés. Les entreprises situées dans les zones en tension (région parisienne et PACA) et les grands établissements sont les plus touchés par le phénomène ».
Le logement, frein à la mobilité professionnelle
L'une des principales difficultés rencontrées par les entreprises se situe au niveau du recrutement et de la mobilité interne, les candidats à un emploi n'étant pas prêts à s'engager à n'importe quel prix : « la mobilité professionnelle est ralentie car les ménages hésitent à déménager pour éviter une hausse de leurs dépenses de logement (frais d'agence et de mutation, nouveau logement trop cher, etc.) ».
Les grands établissements sont les plus touchés
43 % des grandes entreprises signalent des salariés rencontrant des difficultés de logement, et « 55 % déplorent que certains de leurs salariés supportent des temps de trajet trop longs ». Cela s'explique par le fait que sept grandes entreprises sur dix sont situées dans de grandes agglomérations, soit là où les marchés immobiliers sont les plus tendus.
Certains salariés plus fragiles que d'autres
Parmi les différentes catégories d'employés, les dirigeants d'entreprise identifient trois populations particulièrement impactées : « les jeunes salariés (82 %), les intérimaires, les travailleurs saisonniers (57 %) ainsi que les familles monoparentales (56 %) ».

La gestion des compétences - GPEC
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