8% des cadres ont intégré une nouvelle entreprise en 2011, contre 7% l’année précédente. Cette légère hausse de la mobilité externe est liée avant tout à une progression des changements volontaires de la part des cadres. Ainsi, 65% d’entre eux ont indiqué qu’il s’agissait d’un changement « direct », contre 60% en 2010. Pour les cadres ayant changé directement d’entreprise, cette mobilité a principalement eu lieu à leur initiative (huit cadres sur dix).
Pour les cadres qui ont connu une période de chômage entre les deux postes, le départ s’est effectué à l’initiative de l’entreprise pour 45% d’entre eux puis de façon concertée pour 34%. On note également une poussée de la rupture conventionnelle en 2011, en progression par rapport à 2010 (24% des cadres l’évoquent contre 21% en 2010).
Les conditions du retour à l’emploi ont été, de manière générale, moins favorables aux cadres ayant connu une période de chômage. Seuls un quart d’entre eux ont déclaré que le changement de poste pouvait être assimilé à une promotion hiérarchique, contre 47% de ceux qui ont connu un changement direct. Et ils sont près d’un tiers à considérer que leur périmètre de responsabilité s’est réduit.
Aussi bien pour les cadres ayant connu une période de chômage que pour ceux qui ont changé directement d’entreprise, la réponse à une offre d’emploi reste un moyen privilégié permettant de trouver un nouvel emploi, respectivement pour 45% et 42% d’entre eux. Elle est suivie par le réseau de contacts, évoqué par un tiers des cadres qui sont passés par le chômage et deux cadres sur dix ayant changé directement d’entreprise.
La gestion des compétences - GPEC
Mobilité - Orientation - Tutorat - VAE et sécurisation des parcours professionnels
Les différentes générations au travail : seniors, quadras et jeunes