Skip to main content

Diplomes en 2009 : quelle situation en 2010

septembre 29, 2010 par stephan1104

Printer-friendly versionPrinter-friendly versionSend by emailSend by email

L’horizon s’éclaircit….
mais le marché est encore difficile pour les jeunes diplômés !

EN SYNTHESE…

En 2010, les jeunes diplômés1 de la promotion 2009 ont subi les effets de la crise, même si l’horizon a commencé à s’éclaircir pour eux ces derniers mois. Deux sources permettent de faire cette analyse en
demi–teinte :
- D’une part, l’enquête annuelle de l’Apec qui montre que 64% des 4 000 jeunes interrogés au printemps 2010 occupent un poste 8 mois après leur sortie du cursus de
formation. Ce sont 4 points de moins que pour la promotion 2008. Mais c’est aussi une baisse moins forte qu’entre 2008 et 2009.
- D’autre part, l’indicateur publié chaque mois par l’Apec qui montre que les entreprises ont fortement augmenté le nombre d’offres ouvertes aux débutants, en particulier à
partir de juin 2010.

Selon Eric Verhaeghe, Président de l’Apec, « Les jeunes diplômés commencent peu à peu à bénéficier de l’amélioration de la conjoncture. Mais la reprise des embauches de débutants se fait à un rythme encore
très lent, et les jeunes de la promotion 2009 ont malheureusement fait les frais d’une économie fragilisée.
Avec les premiers signes de la reprise sur le marché de l’emploi cadre, ils doivent faire face à la concurrence des jeunes des promotions précédentes, qui comme eux peuvent être encore en recherche
d’emploi ».

La baisse du taux emploi2 concerne la quasi-totalité des disciplines, même si certaines tirent leur épingle du jeu comme la filière Médical Paramédical, socioculturel et Sciences Humaines. Les plus fortes baisses du
taux d’emploi sont observées dans celles ayant une orientation scientifique (Agronomie, alimentaire, environnement…) et sciences de l’ingénieur (Informatique, télécommunications, technologies multimédia).

Toujours en tête de peloton, les filières écoles de commerce (65%) écoles d’ingénieurs (64%) affichent des taux d’emploi plus élevés que l’Université (59%), mais elles ont davantage été affectées par la crise. Enfin,
60% des jeunes diplômés en emploi ont trouvé leur emploi actuel en moins de deux mois (contre 66% pour la promotion 2008).

Autre fait marquant : les conditions d’emploi se sont fortement dégradées pour les jeunes interrogés en avril 2010 : la part des CDD a crû de 5 points par rapport à la promotion 2008 interrogée en 2009. Au total,
44% des jeunes en poste ont signé un CDD, 5% sont en intérim et 47% en CDI. Ce mouvement amorcé en 2008 semble s’installer. Enfin, le salaire médian3 est stable et s’établit à 26 400 euros bruts.

Par ailleurs, les jeunes diplômés ont vu le nombre d’offres pour lesquelles ils peuvent postuler augmenter de 75 % sur les 8 premiers mois de l’année. Leur volume total cumulé sur cette période s’établit à 53 000.
La progression est particulièrement prononcée4 à partir du mois de juin, en phase avec l’amélioration de la conjoncture dans l’Hexagone.

Enfin, l’Apec propose cette année le zoom spécifique intitulé « Secteur public/secteur privé : des caractéristique d’emploi différentes ».

La promotion 2009 fait encore les frais de la crise

Les jeunes diplômés de niveau Bac+4 et plus de la promotion 2009 ont subi, comme ceux de la promotion 2008, les effets négatifs de la crise économique. Il aura fallu attendre la fin du premier semestre de l’année 2010 pour
percevoir les premiers signes d’une reprise de confiance des entreprises et l’amorce d’une dynamique positive pour l’emploi cadre, en particulier sur le marché des offres. Dynamique dont les jeunes ont commencé à bénéficier.

En avril 2010, ce mouvement était encore peu perceptible, et les déclarations des 4 000 jeunes interrogés par l’Apec au printemps montraient encore que le marché était tendu pour eux. Certes, la baisse du taux d’emploi montrait des
signes d’essoufflement par rapport à la promotion précédente, mais celle-ci s’élevait encore à 4 points. Ainsi, la proportion de jeunes diplômés en emploi 8 mois après leur diplôme s’est établi à 64% à cette période. Par
comparaison, la baisse enregistrée par la promotion 2008, lorsque l’Apec l’a interrogée en avril 2009, était de 9 points.

La hiérarchie des disciplines selon les taux d’insertion n’est jamais totalement identique d’une année à l’autre, mais ses grandes lignes ne changent pas. Ainsi, hors UIFM, on trouve sur la première marche du podium Médical,
pharmacie, paramédical, social, discipline dans laquelle 9 jeunes diplômés sur 10 sont en poste 8 mois après l’obtention de leur diplôme, suivie de près par la filière Informatique, télécommunications, technologies multimédia,
Informatique. Plus inhabituel, Sciences Humaines 5 est en bonne place, tirée par le bon taux d’emploi des diplômés en Psychologie (76%). Même chose pour Lettres, langues, documentation (63%) entraînée par les filières Langues
étrangères appliquées (63%), Traduction (71%) et Documentation (83%).

Toujours en tête de peloton parmi les 3 principales filières, les écoles de commerce affichent un taux d’emploi égal à 65%. Juste derrière on trouve les écoles d’ingénieurs (64%), qui elles-mêmes devancent l’Université (59%). Mais
dans le même temps, ces deux premières filières ont davantage été affectées par la crise. Ainsi, le taux d’emploi des jeunes ayant suivi un cursus dans une école de commerce et de gestion était de 73% pour la promotion 2008 et
81% pour la promotion 2007. La chute est comparable pour les écoles d’ingénieurs pour lesquels le taux d’emploi est passé de 88% pour la promotion 2007 à 72% pour celle de 2008. L’Université a donc tiré son épingle du jeu en
ne perdant que 2 points.

Globalement, les diplômés des écoles de commerce et ceux des écoles d’ingénieurs ont un avantage relatif par  rapport aux universitaires. Ce décalage s’explique par la tendance « au clonage » qui caractérise les recruteurs.
Tendance qui pénalise fortement les universitaires au profit des diplômés d’écoles. Ce phénomène est particulièrement marqué pour les jeunes issus de formations en sciences de l’ingénieur : 41% des universitaires
sont en poste 8 mois après la fin de leur cursus contre 64% pour les diplômés d’écoles. Cet avantage relatif s’estompe cependant pour certaines filières. C’est le cas notamment de l’Informatique et de Commercial Marketing.
Il s’agit de disciplines pour lesquelles la demande de la part des entreprises est forte. Pour pourvoir les postes disponibles, les recruteurs sont donc conduits à n’exclure personne. Ceci est particulièrement vrai dans certains
secteurs comme celui de la Distribution dont l’attractivité est limitée auprès de ces jeunes.

En termes de secteurs, les 3 quarts des jeunes en poste le sont dans les Services, comme traditionnellement. Les fonctions les plus recruteuses sont les fonctions Ressources Humaines, enseignement et Etudes Recherche et
développement.

La rémunération brute médiane en 2010, s’élève à 26 400 euros, tous diplômes confondus. Elle est identique à celle de la promotion précédente. La rémunération moyenne, quant à elle, augmente et se situe à 27 400 euros bruts
annuels. L’écart est toujours sensible selon la filière de formation. Ainsi, le salaire médian des diplômés d’une école d’ingénieurs est de 31 500 euros, ceux d’une école de commerce de 29 900 et ceux de l’Université de 25 000 euros
bruts annuels.

Enfin, les conditions d’embauche se sont fortement dégradées entre les deux enquêtes menées par l’Apec et qui permettent de suivre chaque promotion 8 mois après l’obtention du diplôme. 63% des jeunes déclarent entre avril et
mai 2010, avoir accédé au statut de cadre, contre 64% pour ceux interrogés au printemps 2009, et 70% au printemps 2008. Les universitaires sont les moins bien lotis puisqu’un jeune sur deux environ est cadre contre 9
jeunes ingénieurs sur 10. En outre, la chute est brutale et semble s’installer pour les universitaires qui ont perdu 8 points entre les promotions 2007 (interrogée en 2008) et celle de 2009 (interrogée en 2010). Par ailleurs, les jeunes
de la promotion 2009 sont 47% à être en CDI toujours à la même période. C’est 7 points de moins que pour la promotion précédente. Dans le même temps, 44% ont indiqué avoir signé un CDD contre 39% pour la promotion
précédente et 31% pour la promotion 2007.

Les signes d’une amélioration du marché….

Le marché des offres d’emploi cadre a repris une certaines vigueur. Au cours des 12 derniers mois (septembre 2009 à août 2010) les entreprises ont confié 296 000 offres à l’Apec, soit une progression de 24% par rapport à la
période précédente (septembre 2008 à août 2009).

Dans le même temps, la part des offres ouvertes aux cadres débutants est passée de 21% à 25%. Les jeunes diplômés ont commencé à retrouver les faveurs des recruteurs. Sur le seul mois d’août, 9 540 offres leur étaient
proposées contre 6 665 en août 2009. Au total, le nombre d’offres auxquelles ils peuvent postuler a crû de 75% sur les 8 premiers mois de l’année (contre +41% pour l’ensemble des cadres). Cette progression doit être relativisée car
l’an passé le marché était au plus bas pour les débutants.

Les entreprises ciblent les jeunes diplômés sur trois fonctions plus particulièrement : informatique : 31%, commercial : 30%, Etudes & Recherche : 17%.L’horizon s’éclaircit donc pour eux. Même si toutes les offres ne
correspondent pas à une embauche, cet indicateur donne non seulement le reflet de la confiance des recruteurs en l’avenir de l’économie mais aussi dans leur volonté d’« investir » sur le long terme en recrutant des débutants qui ne
seront complètement opérationnels qu’au bout de plusieurs mois.

Note méthodologique :
L’enquête repose sur une interrogation téléphonique de 4 040 jeunes de niveau Bac + 4 et plus, diplômés de
l’enseignement supérieur en 2009.
L’enquête s’est déroulée entre le 2 avril et le 4 mai 2010.

A lire aussi

Rechercher sur Indice RH

Rechercher sur le Web

A la Une

Formations RH

Formation : Métiers RH et outils de pilotage

Formation : Manager et faire évoluer les compétences

Formation : Recruter, évaluer et rémunérer

Organisme de formation professionnelle et continue en ressources humaines

Retrouvez indice RH sur facebook

Inscrivez vous aux newsletters d'indice RH

 

Wordle: newsletter_IndiceRH

Abonnement - Indice RH

Wordle: abonnement-INDICErh

Suivez nous sur ...

http://www.indicerh.net/animation/medias/FBConnect_light_large_short.gif

http://www.indicerh.net/animation/medias/twitter_logo_header.png

http://www.indicerh.net/logos-rs/linkedin.gif

aRHène

Veille RH

Wordle: Untitled

Indice RH <> Priceminister

Connexion utilisateur

Connect
Sign in using Facebook

Lettre d'informations d'indice RH

Syndication

Syndiquer le contenu

Tous les enquetes RH

RPO & Sourcing de Caroline Mancioppi

 

Wordle: chroniqueRH-2

Premium Drupal Themes by Adaptivethemes