Pour déterminer le quotient intellectuel (QI), les psychologues font le plus souvent appel au WISC III (pour Wechsler Intelligence Scale for Children), même si ce test est critiqué par bon nombre de chercheurs. Etalonné en fonction d'une population d'âge homogène, sa moyenne tourne autour de 100. Au-dessus de 20 ou 30 points d'écart, on parle de surdoués.
«Mais il pose de sérieux problèmes pour les enfants extrêmement intelligents dont les QI dépassent le seuil de 130. Ces tests ne rendent pas compte de l'évolution des conceptions de l'intelligence qui s'étendent aujourd'hui à d'autres domaines : la créativité, les performances extrêmes, la personnalité et les intérêts», pointe Xavier Caroff, du laboratoire cognition et différenciation du CNRS (UMR 8605). Pour Maria Pereira-Fradin, de ce même laboratoire : «Il existe une grande hétérogénéité des profils et des écarts entre l'aptitude verbale, mesurée à travers des tâches de vocabulaire, de découverte de synonymes, et l'aptitude spatiale décrite comme la capacité à se représenter les objets dans deux ou trois dimensions.» Certains estiment que la première est surévaluée dans les apprentissages scolaires.
Ceci pénalise les enfants dotés d'une aptitude spatiale très développée et d'un moindre niveau d'aptitude verbale lors des procédures d'identification des enfants à haut potentiel.C. P.
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