L’exception française est la plus emblématique lorsque la sous-traitance au secteur privé est abordée. Interrogés sur le futur des services publics et le recours aux partenariats privés, les réponses des agents de l’administration en Europe sont plutôt positives (86% estimant que leur expérience de recours au secteur privé était un succès). Seule la France se distingue, les personnes interrogées étant bien moins nombreuses que dans le reste de l’Europe à considérer comme un succès le partenariat avec le privé (62% pour la France contre 92% pour l’Angleterre et 89% pour la Finlande par exemple).
« Le recours au secteur privé reste plus rare en France que dans les autres pays d’Europe que nous avons interrogés. Globalement, les acteurs du service public comprennent bien les atouts que le secteur privé peut apporter, mais on note une certaine défiance face aux conditions de mise en œuvre : certains craignent que cela revienne plus cher au final, d’autres que la qualité du service public s’en ressente. Les collectivités locales recourent toutefois plus facilement au secteur privé et leur expérience en la matière est plutôt positive », explique Olivier Rafal.
« L’étude nous rappelle que pour faire mieux avec moins, l’innovation et l’engagement des citoyens seront au cœur des démarches. Certaines prudences particulièrement développées en France devront être surmontées, en s’assurant que la sécurité et confidentialité des données personnelles soient garanties », conclut Didier Menusier.
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