Be HR et Cleveor ont organisé en avril dernier un petit déjeuner RH sur la Gestion des Talents avec l'intervention de DRH et d'un sociologue pour apporter une vision croisée sur les impacts des évolutions sociétales sur les politiques de gestion des talents.
Gérard GALLIENNE revient sur la balance entre communauté et individualité et considère qu’elle ne présente pas une grande possibilité d’évolution, car, «socialement», il n’y a pas de vision d’ensemble, pas plus dans le domaine politique que dans le monde de l’entreprise.
Une participante demande d’une part s’il est possible de définir et de cerner plus
précisément la notion de talent et, d’autre part, comment doivent être gérés les collaborateurs qui ne sont pas classés « à haut potentiel » dans un contexte où la gestion de la seule excellence conduit à créer un clivage entre ceux à qui on reconnait du potentiel et les autres ?
Un participant revient sur la notion de symbole (le président du groupe qui signe lui même les promotions et les avancements) et demande dans quelle mesure le recours aux symboles peut être pertinent ?
Jérôme PUISSANT revient sur la professionnalisation des outils qui structurent l’action des RH et indique que chez Geodis, deux démarches sont suivies ; l’une porte sur la Gestion des Talents et Cadres Dirigeants au niveau du groupe, l’autre, sur la détection et le suivi des Talents au sein de chaque division, qui joue sur la proximité avec les salariés.
Gérard GALLIENNE précise que, à propos de l’effet zapping, il ne croit pas à la notion de génération Y, car elle est excessivement simplificatrice, même si elle permet quelques clés de lecture.
Catherine LE BALLE explique que, dans son expérience professionnelle, elle a relevé la nécessité pour les DRH de se rapprocher des modèles de segmentation marketing ou des modèles de segmentation commerciaux, pour avoir une meilleure compréhension des leviers de performance d’une personne à travers un groupe.
Fanny BACHELET indique qu’il y a un vrai changement dans la vision des entreprises en matière de Gestion des Talents, et cela concerne tous les acteurs, pas uniquement la DRH. Le rôle de la fonction RH est d’accompagner le collaborateur pour développer son employabilité, et la Gestion des
Talents s’en est trouvée plus professionnalisée depuis quelques années.
Jérôme PUISSANT indique que Geodis est structuré en cinq divisions assez autonomes, avec une Gestion des Talents commune élaborée au niveau du Groupe, en ce qui concerne les cadres dirigeants.
Fanny BACHELET rappelle que la notion de Gestion des Talents –qui est d’origine anglo-saxonne– vise à démocratiser le Talent en l’élargissant à tous les salariés, alors que l’entreprise procède en réalité à segmenter quelques-unes de ses populations (les contributeurs clés, les experts, les hauts potentiels…) et en fait une «question individuelle».
La gestion des compétences - GPEC
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Les différentes générations au travail : seniors, quadras et jeunes